Dieu et Moi

Eglise catholique | Un prêtre se marie : où est le scandale ?

Le pape Benoît XVI a lancé une « Année sacerdotale » pour défendre le rôle traditionnel des clercs. Au même moment, un sondage publié par La Croix le 18 juin montre qu’une grande majorité des catholiques est favorable au mariage des prêtres et à l’ordination de femmes prêtres. Les prêtres qui assument mal le célibat alimentent des débats. Pourquoi le Vatican n’évolue-t-il pas sur ce point ? Voici notre analyse, qui s’appuie sur une histoire emblématique aux Etats-Unis, des chiffres, une lettre du pape et des références bibliques.


Commençons par une de ces histoires bien « people » comme on ne les aime pas forcément. La presse à scandale les met en avant parce qu’il est question de « sexe », « Eglise catholique », « prêtre » et « femme ». Cela vend. « L’affaire », comme on dit, a commencé début mai, en Floride aux Etats-Unis, avec des photos d’un homme enlaçant une femme sur une plage. Prises par des paparazzis, ces photos ont été vendues à TVnotas, un journal à scandale hispanophone de Miami, qui les a publiées en une pendant trois jours. Elles devaient forcément faire le tour de l’Etat car l’homme sur la photo était un prêtre catholique connu : Alberto Cutié, 40 ans, très bel homme et personnalité médiatique grâce aux différentes émissions à la télé et à la radio qu’il anime depuis plus de dix ans. Curé de l’importante paroisse huppée à Miami Beach Saint François de Sales, directeur de la radio catholique de l’archidiocèse de Miami, auteur d’un livre d’édification à succès (Real Life, Real Love), le voici « outé » de la façon la plus désagréable qui soit. Le « Sex scandal » de TVnotas a été repris par The Miami Herald, grand quotidien régional, puis par les médias nationaux et, bien entendu, par les suivistes en France et ailleurs, comme l’AFP. En France, la plupart des grands journaux y ont consacré des articles en reprenant fidèlement les mots clés : « sexe », « Eglise catholique », « prêtre » et « scandale ».

Scandale
A lire ces titres, évoquant « un scandale »
, on peut être tenté de penser que nous sommes face à une de ces affaires à répétition effectivement scandaleuses. Comme chacun le sait, des prêtres catholiques ont abusé sexuellement des enfants ou des adultes (femmes ou hommes) sans assumer leurs crimes. L’Institution catholique a longtemps essayé de les couvrir. Mais cette fois-ci, l’histoire est d’une banalité affligeante : un homme et une femme s’embrassent sur une plage. Apparemment, ils s’aiment. On voit qu’il y a intimité et complicité, mais on ne voit aucune vulgarité. Contrairement à Adam et Eve, ils ne sont pas nus. Cela ressemble drôlement à un vrai couple ! Par contre, on ne sait pas s’il y a une relation sexuelle. Les photos ne le disent pas.
Où est donc le scandale ? Il est dans le fait que ce prêtre ne semble pas respecter son engagement de vivre dans le célibat. C’est tout. Et c’est toujours intéressant de constater que ce sont les médias qui prônent la sexualité la plus débridée qui s’émeuvent le plus dans ce genre d’affaires. Mauvaise conscience ? Passons…
Puisque l’affaire était médiatique, le prêtre a été convoqué par l’archevêque de Miami, Mgr John Favalora. Qui lui a tout de suite interdit d’officier aux messes et de parler au nom de l’Eglise sur les ondes. Par les temps qui courent, et lutte papale contre le « relativisme » oblige, etc. etc., impossible pour le pauvre archevêque de faire autrement. Celui-ci a même déclaré que les actes du père Alberto « ne peuvent être pardonnés, malgré son bon travail ». Les « actes », nous le rappelons, sont le fait d’avoir embrassé une (très belle) femme sur une plage.
Le père Alberto a réfléchi quelques jours, puis il a annoncé une décision radicale : il quitte l’Eglise catholique pour devenir épiscopalien, c'est-à-dire anglican. Il a aussi admis publiquement quelque chose que beaucoup de ses paroissiens savaient : oui, il a une « relation » avec la charmante jeune femme (35 ans), Ruhama Buni Canellis. Il a reconnu qu’ils se connaissent « depuis longtemps ».
Ce qu’il a dit après, en l’occurrence à la télé hispanophone Univision dans le talkshow Aqui y Ahora le 13 mai, mérite vraiment d’être souligné : « J’ai essayé d’être fidèle au Christ avec tout mon cœur, mais j’ai échoué. » Puis « L’Eglise est attachée à sa vérité. C’est bien. Mais pour moi, ce n’était pas possible. Je ne dis pas que ce soit impossible pour mes frères prêtres ou pour le reste du peuple de Dieu. S’ils veulent être catholiques, que Dieu les bénisse, mais c’était tout simplement impossible pour moi. » Et enfin ceci : « Je le regrette vraiment de tout mon cœur. »

Anglican
Autrement dit, Alberto Cutié a refusé de jouer le prêtre catho anti-célibat de service. Il n’entend pas revendiquer ses « droits » contre l’ordre. Il n’essaie pas de réécrire ou de « réformer » la théologie catholique à partir de son exemple personnel. Au lieu de faire les pleureuses devant les médias politiquement corrects, il dit au contraire avoir failli. L’homme voulait être catholique. Il n’a pas réussi. Le père Alberto, de parents cubains mais né à Puerto Rico et issu de conditions difficiles, a même osé révéler qu’il avait secrètement rêvé de se marier et d’avoir des enfants.
Fin mai, il a rejoint l’Eglise épiscopalienne. Et le 16 juin, il a épousé civilement Ruhama Buni Canellis. A l’abri des caméras. Ils feront prochainement un mariage religieux. Et d’ici un an, l’ex-père Alberto devrait trouver un poste au sein de son Eglise comme prêtre anglican. Mais il doit d’abord passer quelques examens, puisque la théologie anglicane n’est pas identique à celle de l’Eglise catholique. En l’occurrence, les anglicans ont en grande partie admis la Réforme, dont par exemple la théologie paulinienne – et biblique - de la grâce (pour résumer vraiment très schématiquement : tout est grâce et nous ne méritons rien), mais prétendent néanmoins rester « catholiques ». Les anglicans pensent avoir gardé la succession apostolique, ce que l’Eglise catholique a toujours refusé d’admettre.
Mais aujourd’hui, dans les faits, on n’y discute plus que d’une chose, souvent par médias interposés : le sexe. Chez les anglicans, on s’étripe autour de l’ordination des femmes prêtres et même femmes évêques, et la possibilité pour des prêtres homosexuels de devenir évêques. Entre une frange libérale, qui en est à admettre le mariage des homosexuels, et une autre plutôt conservatrice, proche de la théologie évangélique, on ne s’entend plus du tout. Alors que l’Eglise catholique, elle, n’a pas, officiellement, tous ces problèmes puisqu’elle est farouchement contre toutes les idées libérales quoi qu’il arrive. D’ailleurs, c’est assez drôle : pour nos médias catholiques et protestants libéraux, les anglicans conservateurs hostiles à l’ordination de prêtres homosexuels deviennent souvent des « fondamentalistes », alors qu’ils sont en réalité beaucoup plus « ouverts » (aux femmes prêtres, aux prêtres mariés, etc.) que les catholiques.
Une chose est sûre : pour l’opinion publique en général, l’Eglise catholique peut paraître plus « solide » face au relativisme moral, voire la permissivité, des anglicans libéraux. Après tout, ces derniers ne cessent d’évoluer en fonction de la société environnante, telles des girouettes, alors que l’Eglise catholique ne bouge pas, enfin pas depuis le Moyen Age, sur toutes ces questions. La nomination d’un évêque homosexuel épiscopalien au New Hampshire aux Etats-Unis a failli provoquer un schisme chez les anglicans. Aux Etats-Unis et en Angleterre, ils attirent de moins en moins de fidèles.

Apparences trompeuses
Dans ce contexte, « l’affaire » Alberto Cutié
semble plutôt être une sorte de coup de publicité pour les libéraux anglicans. Mais les apparences sont trompeuses. Ce jeune prêtre avec un talent fou pour la transmission de la parole de Dieu, qui évangélise pratiquement à la manière d’un protestant évangélique, n’a pas un profil « libéral ». Il est au contraire connu pour sa défense des « valeurs familiales » chrétiennes. L’homme a même été utilisé par l’Eglise catholique pour améliorer son image après les scandales de pédophilie qui ont coûté des millions de dollars à son propre diocèse. Le père Alberto est un expert en matière de communication et aussi, paraît-il, de relation d’aide. Quelqu’un à qui on peut faire confiance. Il était particulièrement apprécié par les jeunes couples qui se préparaient au mariage. Il donnait une excellente image de l’Eglise et des catholiques hispanophones (qui assurent à l'Eglise catholique aux Etats-Unis une certaine croissance). S’il quitte donc son Eglise, c’est bien à cause d’une femme, mais ce n’est pour une Eglise plus « libérale ».
Comment les gens réagissent-ils ? D’après les articles du Miami Herald, le fait qu’il n’a pas été surpris avec un mineur ou un homosexuel, mais avec une femme adulte et amoureuse, risque d’avoir un effet plutôt rassurant sur les catholiques. N’est-il pas, en somme un gars « normal », doté d’hormones et d’une envie irrépressible de fonder une famille ? Ce sont des qualités que l’on peut difficilement qualifier de contraires à la Bible. Mais elles sont incompatibles avec la prêtrise catholique.
A travers l’histoire du père Alberto, on perçoit donc assez facilement le défi de la grande Eglise catholique : comment rester crédible avec un principe qui tranche si radicalement avec la réalité des fidèles ? L’Institution catholique souffre en permanence de ses nombreuses étrangetés dans une société moderne : elle n’est pas démocratique ; elle exclue les femmes à certains postes de responsabilité ; le pape serait « infaillible » (un mot qu’il faut certes interpréter, mais qui se donne le temps de comprendre ces subtilités théologiques ?) ; les préservatifs sont interdits mais pas la méthode dite « naturelle » (pourquoi ?), etc. etc.. Au palmarès de ces principes si difficiles à expliquer figure le célibat des prêtres. Même les évangéliques les plus fondamentalistes auraient du mal à défendre cette conception.

Célibat dans la Bible ?
A ce sujet précis,
l’Eglise catholique n’a tout simplement pas de réponse satisfaisante à donner à la société qui l’entoure. Bien sûr, elle peut avancer des « arguments » pragmatiques : le prêtre n’aurait pas le temps de s’occuper de son épouse et de ses enfants ; il n’aurait pas assez d’argent ; il n’appartiendrait plus exclusivement à l’Eglise et au Christ. Ces raisons existent et sont sérieuses. Mais, d’un autre côté, il ne serait pas inutile pour l’Eglise en général d’avoir des prêtres qui s’y connaissent en paternité, en éducation d’enfants à bas âge et en vie de famille. L’Eglise catholique considère que le principe du célibat est biblique. Jésus, un homme, n’était pas marié, donc… Problème : la règle du célibat n’est inscrite nulle part dans la Bible telle quelle. Celui qui cherche le verset où il est écrit « un prêtre chrétien ne doit pas être marié » cherchera en vain. Les premiers chrétiens ont attendu trois siècles avant d’en faire un principe. C’est en 325, au Concile de Nicée (qui élabora notre credo), qu’il fut décidé que les prêtres ne pouvaient plus se marier. Mais ils pouvaient rester mariés. Ensuite, ce sont surtout les idées de saint Augustin qui s’imposent. L’auteur des Confessions n’était plus marié quand il est devenu prêtre et il en faisait un principe. L’Eglise a imposé ce principe comme une règle obligatoire au XIIe siècle, mais il ne fut pas systématiquement respecté. On peut donc méditer le fait que l’Eglise catholique romaine ait autorisé canoniquement l’ordination des hommes mariés pendant plus d’un millénaire. Les Eglises catholiques de rite oriental l’autorisent toujours (Jean-Paul II a ordonné plus de 200 hommes mariés ex-luthériens ou de rite oriental). Les Eglises orthodoxes acceptent également l’ordination d’hommes mariés. Les Eglises protestantes, elles, ont une théologie assez différente quant au rôle même du pasteur (ils ne sont pas des médiateurs entre le ‘simple fidèle’ et Dieu) et acceptent donc, et encouragent même, le mariage du pasteur. Elles acceptent même le divorce. Luther, Calvin et les principaux pasteurs anabaptistes étaient mariés. Mais la grande Eglise catholique de Rome le refuse catégoriquement.

Comprendre avant de juger
Pourquoi ? Nous ne pouvons que vous inciter à la compréhension avant d’émettre des jugements définitifs. Le cas Alberto Cutié n’est qu’un bon point de départ. Mais pour mieux entrer dans le discours de l’Eglise catholique, lisez ce document du diocèse de Nanterre. Nous vous recommandons ensuite de consulter un texte de l’association Plein jour, qui soutient les femmes en lutte pour l'abolition de la règle du célibat des prêtres dans l'Eglise catholique romaine .

Nous vous invitons enfin à lire une lettre du pape aux prêtres publiée le 19 juin dernier. Celle-ci est assez remarquable et même emblématique. On y trouve une défense sans complexe et sans nuance pour le rôle traditionnel du prêtre. Mieux - ou pire, c’est selon – le pape Benoît XVI a inauguré avec cette lettre une année dite « sacerdotale », qui sera consacrée aux prêtres. Et le modèle auquel il se réfère est le curé d’Ars : Jean-Marie Vianney. Ce saint français, mort il y a 150 ans, était prêtre de paroisse et a su « conjuguer vie contemplative, prière et action caritative », comme l’écrit Isabelle de Gaulmyn de La Croix du 18 juin. C’était aussi un « prêtre fragile », qui devait affronter une opposition dans sa commune et ses propres combats intérieurs, « humble parmi les humbles », qui effectivement pourrait servir de source d’inspiration pour les prêtres d’aujourd’hui. Mais est-ce vraiment un modèle ? La pauvreté, la chasteté et l’obéissance sont trois engagements tenus par le curé d’Ars, au prix de multiples souffrances et de jeûnes. Comment faire en sorte qu’ils soient compatibles avec l’individualisme de notre époque ? Est-ce possible ?

Sans vouloir juger – il y a d’autres médias pour cela – constatons simplement que le journal catholique La Croix révèle lui-même, d’une façon quantifiable, à quel point le message de Benoît XVI est loin des préoccupations des catholiques. Le 18 juin, le quotidien qui appartient aux Assomptionnistes, donc à l’Eglise, a publié les résultats d’un sondage TNS Sofres qu’il avait commandé. 74% des catholiques pratiquants sont favorables à l’ordination d’hommes mariés, 73% sont favorables au mariage des prêtres et 67% veulent ouvrir la prêtrise aux femmes. Ces chiffres sont évidemment encore plus élevés chez les Français en général.
Et face à la pénurie des vocations (il n’y a qu’une centaine d’ordinations par an en France alors que la moyenne d’âge des 20 270 prêtres est supérieure à 65 ans), voici un chiffre terrible : seulement 50% des catholiques pratiquants (et 24% des Français en général) seraient « plutôt contents » si leur fils souhaitait devenir prêtre. Les autres seraient « plutôt mécontents » ou « indifférents ». La perspective de donner sa vie pour Dieu de cette façon radicale, à la manière d’un cure d’Ars, en gagnant entre 700 et 1000 euros par mois (moins que le Smic) et seulement à l’issue d’une formation d’au moins cinq ans, ce n’est pas précisément à la mode…

Exemple moral
Face à ce sondage
, on peut faire comme les évêques et certains observateurs : crier au « manque de sérieux » des sondeurs, marteler fièrement qu’on ne gère pas l’Eglise en fonction des sondages, s’offusquer de l’incohérence théologique de ceux qui se disent catholiques pratiquants, et finalement faire semblant d’ignorer l’opinion publique catholique. Mais les évêques français ne l’ignorent pas en réalité. Les prélats américains encore moins. Mais Benoît XVI, lui, s’en fout. C’est certain. La terre peut trembler, le prêtre catholique, pour le pape, restera toujours configuré à Jésus-Christ, vrai homme en chair et non femme. Et pourquoi pas ? Pendant des siècles, cette interprétation et surtout cette tendance à faire du pape et des prêtres en général des « représentants » de Jésus et des médiateurs entre nous et Dieu, ont été communément admises. Mais à long terme, comment l’Institution tiendra-t-elle contre l’évolution des mentalités de ses propres fidèles ? Aujourd’hui, elle s’érige en bon exemple moral et moralisateur. Cela peut effectivement être une bonne chose en soi si on évite de réduire toute la foi chrétienne à une simple morale. Les chrétiens ne sont pas là pour donner raison au relativisme de notre temps. Ils doivent être sel et lumière. Et le pape a raison de le rappeler. Cela plaît à certains catholiques, a fortiori ceux qui partagent cette lecture de la Bible. Les libéraux trouvent tout cela trop « identitaire » et anachronique. Mais leur argument est purement relativiste, culturel, et ne parle pas beaucoup aux croyants catholiques.

Argumentation

La vraie argumentation chrétienne, à côté de celle de l'Eglise catholique, vient des protestants, surtout les évangéliques, pour qui le mariage n’est pas, théologiquement parlant, un sacrement. Ils ne sacrifient pourtant rien au laxisme des mœurs. Mieux : ils n’ont pas l’air malheureux, en tout cas pas pour cette raison-là. Les pasteurs, hommes ou femmes, peuvent se marier dans la plupart des Eglises protestantes. Et ils étudient, beaucoup, la Bible… Alberto Cutié est devenu épiscopalien pour cette raison-là. Il sait qu’il suit Dieu à sa manière et comme il peut. Tout le reste est secondaire.
Or il faut donner raison au pape sur un point précis. Celui qui pense que l’ordination d’hommes mariés résoudra les problèmes des vocations et « ouvrira » l’Eglise aux déçus de l’Eglise risque de se tromper cruellement. Les Eglises luthériennes et réformées sont « ouvertes » à toute sorte de modernité en la matière. L’égalité hommes-femmes semble respectée. Les pasteurs homosexuels peuvent l’être activement et ouvertement. Et le système est démocratique. Mais il doit pourtant manquer quelque chose car il n’y a pas beaucoup d’étudiants luthéro-réformés dans leurs facultés et leurs temples sont bien moins remplis que les églises catholiques. Ce sont là des réalités également vérifiables et quantifiables.

Revenir à la Bible
Au total
, on pourrait donc se demander s’il ne faudrait pas tout simplement revenir aux fondamentaux, à la Bible, et essayer de s’en imprégner. Que nous dit-elle exactement ? Comment nous parle-t-elle ? Sachant qu’aucune Eglise, très manifestement, n’est parfaite, et que toutes les Eglises ont quelque chose à apprendre aux autres, nous trouverons ainsi la bonne réponse. Et puis il faut faire confiance à l’Esprit saint qui souffle comme il veut.
H.L.

Cet article a été mis en ligne le 24 juin 2009.