




| Société | On se repose le dimanche |
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N.B. Les députés ont adopté, le 15 juillet, par 282 voix contre 238 la proposition de loi qui prévoit la possibilité d'ouvrir les commerces le dimanche dans les communes dites "d'intérêt touristique" ou thermales ainsi que dans les grandes zones commerciales des agglomérations de Paris, Lille et Marseille. Les groupes UMP et du Nouveau Centre ont voté pour, à l'exception d'une cinquantaine d'entre eux, dont Hervé Mariton et Christian Vanneste. Les groupes Socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la Gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre cette proposition de loi voulue par Nicolas Sarkozy. Le texte sera voté par le Sénat la semaine prochaine. Les instances représentatives des Eglises de France ont vivement critiqué ce texte. Oh certes, les Eglises ne sont pas là uniquement pour faire découvrir la Bible. Elles sont capables de « s’engager », comme on dit, sur certains problèmes économiques et/ou de société. C’est ainsi qu’elles montrent concrètement qu’elles vivent dans le monde, qui ne cesse d’évoluer. Sur la libéralisation du travail dominical, voulue par Nicolas Sarkozy - « pour que Madame Obama puisse faire ses courses le dimanche » (sic !) – les Eglises se retrouvent sur la même ligne « politique » que les partis de gauche, pas mal de députés de droite et tous les syndicats des salariés. C’est pratiquement une « sainte alliance ». En l’occurrence contre la « logique consumériste », comme le formule la Fédération protestante dans un communiqué. Les évêques catholiques considèrent, eux, que l’ouverture des magasins le dimanche reviendrait « à faire passer les lois du commerce avant la dimension conviviale, familiale et spirituelle de l'existence ». Qu’est-ce que cela veut dire pour nous ? Quel sens ce principe a-t-il ? Nous savons que le sens ne réside pas dans le respect obsessionnel et stérile du sabbat. Jésus lui-même l’a dénoncé, dans un célèbre passage dans l’évangile. Le fait de s’interdire le travail le dimanche pourrait même, dans certains cas, être contraire au devoir biblique d’aider son prochain. Non, le sens réside dans l’interprétation positive et constructive du texte. Le premier sens qu’il faut donner au principe est pratiquement d’ordre médical : il faut parfois se reposer ! Celui qui aime le travail sait qu’on devient facilement un esclave des activités si on ne s’oblige pas à un temps de repos, de réflexion, qui permet de prendre de la distance par rapport à soi-même et, effectivement, de s’approcher de Dieu (et des autres, notamment sa famille). La prédicatrice Colette Jeuch, dans un message pour l’Eglise baptiste évangélique de Massy, et que vous pouvez consulter sur ce site, dit ceci : « Si l’œuvre de Dieu s’achève par le repos, la vie de l’homme commence par le repos, s’ouvre sur le repos ; l’homme est créé pour vivre, pour s’épanouir, pour s’exprimer, dans ce 7ème jour, temps du « repos » de Dieu. C’est là le plan originel de Dieu pour l’homme : entrer dans son repos ! C’est ça le paradis ! Dieu invite l’homme à le rejoindre dans son repos. » Le communiqué du Comité protestant évangélique pour la dignité humaine Cet article a été mis en ligne le 15 juillet 2009 et sera réactualisé. La photo provient de flickr.com, sous licence CC, et a été prise par Obo-bobolina.
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