




| L'Appel à la vérité dépasse les 18 000 signatures |
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L'appel aux médias à une éthique de responsabilité dans le traitement de la pédophilie dans l'Eglise catholique a été signé par plus de 18 000 personnes. Elles témoignent de la popularité de cet appel.L'appel à la vérité a été lancé sur l'Internet le 31 mars par l'écrivain François Taillandier, la parodiste Frigide Barjot, la journaliste Natalia Trouiller, l'avocat et blogueur Koz et le philosophe François Miclo. Il avait d'abord été signé par 70 intellectuels, journalistes et des "personnalités" d'horizons très divers. Le 6 avril, à 23h, il avait été signé par 18 000 personnes. Un chiffre qui ne cesse de croître et qui permet de penser qu'il reflète un sentiment partagé par une partie importante des chrétiens français. L'appel a surtout été diffusé via des blogs et dans des milieux catholiques engagés. Il a été mentionné par certains quotidiens, dont Le Figaro et La Croix, et activement relayé par certains médias catholiques comme Famille chrétienne, France catholique et Osservatore Romano. La Vie y consacre une place importante sur sa page d'accueil. Le Monde a mis en ligne le 5 avril un article intéressant sur les blogs catholiques signataires. Mais à l'heure où ces lignes ont été écrites, la plupart des médias non confessionnels restaient muets ou très discrets (et négatifs) sur l'appel et l'intérêt qu'il suscite dans les milieux chrétiens. Nous sommes particulièrement frappés par la grande diversité des signataires. Parmi les "personnalités" d'abord, on ne trouve pas seulement des intellectuels catholiques connus pour leur engagement militant au sein de leur Eglise. Un Claude Bébéar s'y joint à côté de l'académicien Jean-Luc Marion, l'acteur Michael Lonsdale, le pasteur luthérien Alain Joly, le psy Jacques Arènes et des journalistes comme Henri Tinq. Quand on observe les noms et les titres des dix-huit mille pétitionnaires, on se rend vite compte de deux choses : 1. Ils proviennent de tous les milieux socio-professionnels. 2. Aux côtés des catholiques très engagés, il y a nombre de non catholiques, notamment des orthodoxes et des évangéliques, et aussi des personnes très éloignées de l'Eglise catholique romaine. Cet appel a certainement été signé par des personnes qui défendent souvent le pape et qui sont considérés comme des "catholiques identitaires" dans la presse bien-pensante. Leur Eglise est attaquée dans la presse. Donc ils réagissent. En l'occurrence avec tact. Mais l'appel a aussi été signé par de très nombreuses personnes qui cultivent leur indépendance de pensée à l'égard de l'Eglise catholique et du pape en particulier. L'auteur de ces lignes connaît beaucoup de "cathos de gauche", des "libéraux" et des protestants évangéliques pas du tout "libéraux" parmi les 18 000. Toutes ces personnes en ont tout simplement marre de la surenchère médiatique qui accompagne les affaires de pédophilie dans l'Eglise catholique. Arrêtons cette chasse aux sorcières et intéressons-nous à l'Eglise catholique telle qu'elle est vraiment, à la façon dont elle essaye de combattre le mal et à l'épreuve qu'elle traverse. Les victimes de la pédophilie ne sont pas aidées par des fausses révélations, des articles sensationnalistes et une inculture massive des journalistes. Les victimes de la pédophilie veulent la condamnation des pédophiles. Elles pourraient être aidées par la vérité, la justice, la compréhension et surtout un accompagnement digne de ce nom. Henrik Lindell www.appelaverite.fr Cet article a été mis en ligne le 5 avril, réactualisé le 6 avril 2010.
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