




| Les Eglises réformée et luthérienne affirment leur solidarité avec les marginalisés |
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Préoccupés par la souffrance des personnes fragiles dans une société qui les exclue, les synodes des réformés et des luthériens ont fait cette déclaration publique « au nom de l’Evangile ».Fidèles à leur engagement social concret et à leur esprit d’accueil, les Eglises réformée et luthérienne appellent à l’action pour tous ceux que notre société laisse sur le bord de la route. Adoptée par le Synode national de l’Eglise réformée du 16 mai et le Synode général de l’Eglise évangélique luthérienne du 6 juin, cette déclaration commune affirme la nécessité de prendre en compte « la personne humaine dans sa totalité – dans ses dimensions physiques, sociales, culturelles, psychologiques, mais aussi spirituelles ». Le texte exprime aussi le refus de ces Eglises des « politiques qui privilégient la compétition au détriment de la coopération ». Elles appellent au contraire à inventer des solidarités nouvelles. Il nous semble que ce texte reflète un engagement authentiquement chrétien. Nous avons souligné les passages qui nous interpellent le plus. Celui qui veut savoir quel type d’initiative concrète ces Eglises pourraient prendre, rendez-vous sur leurs sites respectifs : l'Eglise réformée de France et l'Eglise évangélique luthérienne de France.Déclaration publique des synodes de l’Eglise réformée de France et de l’Eglise évangélique luthérienne de France Quand elle exclut des hommes et des femmes, niant ainsi leur dignité, c’est sa propre dignité que notre société renie. Au nom de leur foi en un Dieu qui accueille sans distinction tous les humains et fortes de l’engagement de leurs membres, les Églises luthérienne et réformée de France affirment leur solidarité avec les hommes, les femmes et les enfants qui se trouvent marginalisés et exclus. Elles s’inquiètent de constater que notre société laisse si facilement sur le bord de la route les personnes fragiles (malades, âgées, handicapées…) et les accidentés de la vie (travailleurs pauvres, étrangers sans papier, chômeurs, personnes en situation de rupture affective …). À côté d’autres, elles tentent de vivre cette solidarité au quotidien, à travers les initiatives de leurs paroisses et les nombreuses institutions d’inspiration protestante. Avec celles et ceux dont la dignité est bafouée, elles dénoncent les logiques qui tendent à mesurer la valeur des gens à travers des chiffres – ceux de leurs ressources, de leurs dépenses ou du coût qu’ils occasionnent à la société. Reconnaissant la dépendance fondamentale des humains les uns à l’égard des autres comme une réalité positive, elles expriment avec force leur refus des politiques qui privilégient la compétition au détriment de la coopération et conduisent à casser tant d’humains. Dans un contexte de crise économique, elles appellent chacun et chacune à ne pas céder à la tentation de faire des économies aux dépens des plus fragiles et à inventer des solidarités nouvelles. Face à la tentation d’occulter les questions de sens, les Églises entendent aussi affirmer qu’il est nécessaire de prendre en compte la personne humaine dans sa totalité – dans ses dimensions physiques, sociales, culturelles, psychologiques, mais aussi spirituelles. À la fois respectueuses du principe de laïcité et convaincues que l’Évangile de Jésus Christ peut aider à remettre debout celles et ceux que la vie a blessés, les Églises luthérienne et réformée plaident pour que les questions existentielles soient largement prises en compte dans les institutions à caractère social, notamment au travers d’aumôneries ou d’accompagnements spirituels. C’est au nom de l’Évangile que nous nous engageons et que nous appelons chacun à s’engager ; il nous enseigne que l’on ne peut pas séparer l’amour de Dieu et l’amour du prochain et nous invite à reconnaître en chaque humain un être créé à l’image de Dieu, digne d’être aimé et capable d’apporter sa pierre à la construction du monde commun. Déclaration commune adoptée le 16 mai 2010 par le Synode national de l’Eglise réformée de France, réuni à La Force (Dordogne) et le 6 juin 2010 par le Synode général de l’Eglise évangélique luthérienne de France, réuni à Montbéliard (Doubs) Ce document a été mis en ligne le 9 juin 2010.
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