Dire non à l’euthanasie
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Oui à toute la vie. Donc non à l’euthanasie. C’est un principe chrétien. Alors, signez l’appel « Stop à l’euthanasie » et/ou l’appel du collectif « Plus digne la Vie ». Vite.Il y a une vie avant et après la naissance. Cette vie doit être protégée. Un point c’est tout. Alors qu’un groupe hétérogène de sénateurs proposent d’autoriser « l’aide active à mourir » dans certains cas, nous n’avons qu’une chose à faire : nous y opposer.
En France, nous avons depuis 2005 une très bonne loi en la matière : la loi Leonetti. Grâce à elle, nous pouvons refuser l’acharnement thérapeutique, mais nous ne pouvons pas légalement aider quelqu’un à mourir. En revanche, nous pouvons et nous devons développer les soins palliatifs. Les parlementaires à l’époque ne sont pas trompés. C’est une des lois les plus consensuelles jamais adoptée par nos élus. Le fait de revenir sur cette loi est en soi une bizarrerie. Et les raisons ne sont pas sérieuses. Des sénateurs, qu’on croyait sages, veulent passer outre, invoquant la « dignité humaine », des cas médiatiques et contestables, la pitié dangereuse. Ces sénateurs défendront leur proposition le 25 janvier au soir. Mais ils défendront l’indéfendable. La vie humaine est sacrée. C’est un principe qui ne peut qu’être non négociable. C'est vraiment aussi simple que cela. Si cela ne vous satisfait pas comme argument, lisez notre long article sur l'euthanasie fait pour Témoignage chrétien (cliquez ici).
Il existe à notre connaissance deux appels à signer. Le premier est « Stop à l’euthanasie » ou www.fautpaspousser.org de l’Alliance pour les droits de la Vie.
Concernant l’autre appel, du collectif Plus digne la vie (signé de nombreux chrétiens et par beaucoup de professionnels de la santé), nous vous recommandons ce communiqué du Comité protestant évangélique pour la dignité humaine :
« ACCOMPAGNER ET NON TUER
Le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine dénonce les dérives envisageables de la nouvelle proposition de loi sur l’euthanasie débattue au Sénat le 25 janvier.
Strasbourg, le 24/01/11 – Quelles que soient les circonstances « exceptionnelles » à l’origine de l’euthanasie, il s’agit d’un acte délibéré de donner la mort. Le CPDH rappelle qu’au-delà du « Tu ne commettras pas de meurtre » biblique, la véritable compassion ne se manifeste pas dans l’élimination du malade mais dans son accompagnement. Les rares pays ayant légalisé l’euthanasie connaissent aujourd’hui des dérives qui plaident pour que cette mesure ne soit jamais légalisée dans notre pays. Le Comité des Droits de l’homme de l’ONU a interpellé les Pays-Bas en 2009 devant le nombre important d’euthanasies et le manque de respect des procédures. En Belgique (250 % d'augmentation en 5 ans), des euthanasies de mineurs, absolument interdites en principe par la loi légalisant l’euthanasie se pratiquent de plus en plus, comme l’aide au suicide de personnes jeunes ou en bonne santé en Suisse. Ces exemples étrangers montrent entre autre, que la légalisation de l’euthanasie constitue une triple menace : elle brise la confiance entre soignants et soignés ; elle pousse à l’exclusion des personnes les plus vulnérables ; elle n’est pas compatible avec le développement des soins palliatifs. Ce ne sont pas des faits divers spectaculaires qui suscitent l’émotion voire la peur qui doivent déterminer les lois de notre pays.
Il est pour le moins étonnant, qu’au moment où les soins palliatifs démontrent leur efficacité aussi bien dans la lutte contre la souffrance que dans une véritable prise en compte de la dignité de la personne, soit proposée une loi visant à introduire « une aide active à mourir » dans notre législation.
La loi Leonetti votée en 2005 répond pleinement à l'exigence éthique d'une société moderne, et plutôt que de légiférer à nouveau, nous attendons, comme beaucoup de Français (voir le sondage Opinion Way) un développement des soins palliatifs (pour lesquels nous avons encore beaucoup de retard), seuls respectueux de la dignité humaine.
Daniel Rivaud
Le CPDH soutient le « Manifeste citoyen pour la dignité de la personne en fin de vie » du Collectif « Plus digne la vie ».
Sondage Opinion Way
A la veille du débat sur l’euthanasie au Sénat le 25 janvier, un sondage Opinion Way/SFAP/SFAR/CREFAV/Plus Digne La Vie met à mal certaines idées reçues et apporte un éclairage pertinent sur la vision des Français concernant les soins palliatifs et l'euthanasie. Il souligne notamment la très grande méfiance des Français face à la légalisation de l’euthanasie : - 60% des Français préfèrent le développement des soins palliatifs à la légalisation de l’euthanasie, les personnes âgées (73% des plus de 60 ans) se montrant les plus hostiles à cette dernière solution. - Plus de la moitié d’entre-eux (52%) soulignent l’existence de risques de dérives liées à la légalisation de l’euthanasie, risques là aussi notamment perçus par les séniors (62%). - Les Français inquiets de la légalisation mettent en avant des risques de dérives, notamment le fait qu’on puisse, en société, décider légalement de la mort d’une personne (63%) et la possibilité que des malades non consentants soient euthanasiés (57%). - Enfin 63% des Français préfèrent qu’un de leurs proches gravement malade bénéficie de soins palliatifs plutôt que de subir une injection mortelle. - Parallèlement, 53% des Français se déclarent insuffisamment informés sur les soins palliatifs et 68% ne savent pas qu’il existe une loi interdisant l’acharnement thérapeutique.
Cet article a été mis en ligne le 24 janvier 2011.

