




| La lutte pour la vie continue |
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Après le surprenant rejet de la proposition de loi sur l’euthanasie au Sénat le 25 janvier, il faut se réjouir. Et rester mobilisé. Contre la culture de la mort, développons les soins palliatifs.Le Premier ministre François Fillon a déclaré dans une tribune publiée par Le Monde le 25 janvier qu’il était personnellement « hostile à la législation d’une aide active à mourir ». L’euthanasie ne correspondrait pas à sa « conception du respect de la vie humaine et des valeurs qui fondent notre société ». Dans un texte remarquable, il a ainsi donné un signal politique majeur aux Français et aux nombreux sénateurs de droite qui s’apprêtaient soudainement à voter pour l’euthanasie. Ils auraient rejoint un nombre encore plus important de sénateurs de gauche qui militent pour l’aide à mourir depuis des années. Fillon, avec plusieurs collectifs, des soignants, des mouvements chrétiens ont réussi à faire reculer la commission des Affaires sociales au Sénat. Le débat sur l’euthanasie que tout le monde attendait n’a pas eu lieu, l'article qui proposait « l'assistance médicale pour mourir » ayant été purement et simplement supprimé à l'issue d'un vote. Un des arguments de François Fillon résument son problème : « Nous devons dialoguer en confiance et entendre, avec respect, les arguments de chacun. Mais il y a une méthode à proscrire, c’est celle de la précipitation. » Précipitation ? François Fillon veut-il dire que le temps n’est pas encore mûr - mais qu'il le sera peut-être un jour - pour l’euthanasie ? Probablement. De toute évidence, ce débat pourrait revenir. Imposé par des quinquagénaires et des sexagénaires au pouvoir qui veulent monopoliser des sentiments conformes à leur incroyance, le questionnement pourrait atteindre d’autres générations et d'autres catégories d’élus et de décideurs. De toute évidence, les mêmes causes – société médiatique, élus manipulant les gens, l’affectif qui tient lieu de raisonnement – produiront les mêmes effets. La même absence de valeurs nous conduira à la même confusion. Alors, il faut rester mobilisé. Par exemple en exigeant le développement promis (par François Fillon) des soins palliatifs. Par exemple en rappelant sans cesse qu’il s’agit bien de vie et de mort. Par exemple en proposant, avec respect mais sans peur, l’enseignement des Eglises. Ce combat pourrait être populaire. L’Alliance pour les droits de la vie (catholique) voulait atteindre 50 000 signataires de la pétition « Stop à l’euthanasie ». Finalement, 56 000 personnes ont signé sur www.fautpaspousser.com. Beaucoup d’entre elles sont jeunes. D’autres collectifs ont mobilisé bien au-delà de ce qu’ils espéraient. La lutte pour la vie – les mots ne sont pas trop forts – continue. Pour l’action, jetez un coup d’œil sur cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=L3FEAtBERzI. HL Cet article a été mis en ligne le 26 janvier 2011.
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