




| Accueillir l'étranger, un acte chrétien |
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De tout temps, les chrétiens authentiques se mobilisent pour l’accueil des étrangers. C’est une façon de suivre Jésus. De François d’Assise à Desmond Tutu, en passant par frère Roger, abbé Pierre, Jacques Gaillot et Jim Wallis, des chrétiens ont toujours tenu à rendre concrètes ces paroles de l’évangile de Matthieu : « j’étais étranger et vous m’avez recueilli ; j’étais nu et vous m’avez vêtu ; j’étais malade et vous m’avez visité ; j’étais en prison et vous êtes venus me voir. » (Matthieu 25.35-36)
Cercles de silence Si vous voulez manifester publiquement votre indignation à l’égard des autorités qui ne se préoccupent pas suffisamment des sans papiers, vous pouvez joindre des associations qui défendent le respect des droits de l’homme. Par exemple l’ACAT. Depuis quelques temps, des chrétiens organisent souvent des cercles de silence. Il s’agit notamment de dénoncer la façon dont certains étrangers sont enfermés dans des centres de rétention. Comme s’ils étaient des criminels. Un cercle de silence est une manifestation publique et visible où l’on reste debout (ou assis) et immobile sans rien dire pendant un moment, généralement une heure. Inventés par des chrétiens parce que c’est un exercice qui se prête bien à la prière, ces cercles ne sont pas réservés aux croyants. Au contraire, une des principales organisations engagées contre la politique d’immigration du gouvernement – le Réseau éducation sans frontières (RESF) – est très ancrée dans le laïcisme à la française, mais elle participe quand même à des cercles de silence. Ce type d’action a été popularisé en France récemment par des frères franciscains à Toulouse. Depuis le 30 octobre 2007, tous les derniers mardis du mois, comme vous pouvez le voir sur la photo plus haut, ils se retrouvent place du Capitole avec d’autres citoyens « en silence et en prière pour dénoncer l’enfermement par le gouvernement dans des centres de rétention des personnes étrangères en situation irrégulière ». Les frères précisent notamment : « Notre silence et notre prière veulent rejoindre les sans-papiers, ceux qui font la loi et ceux qui la font appliquer, ainsi que tous les acteurs que nous sommes chacun à notre échelle. » L’action des franciscains a suscité l’intérêt et la participation de plusieurs milliers de personnes d’une façon inattendue. Nous vous conseillons de vous rendre sur leur site aussi pour lire les textes des évêques catholiques sur l'accueil des étrangers. De la même façon, suite à un appel de l’Eglise réformée de Marseille, des cercles de silence importants se sont formés tous les jeudis au printemps 2008 à l’occasion du temps du carême. A Paris, d’autres cercles sont formés avec le soutien d’ACAT-France, la Mission populaire évangélique, la Pastorale des migrants et surtout la Fédération de l’Entraide Protestante avec des organisations non confessionnelles. Les Eglises Si les associations font un travail énorme et efficace, la meilleure façon de s’engager aux côtés des étrangers est de travailler au sein de son église locale. Elle n’est pas seulement un lieu de culte, comme vous l’avez peut-être remarqué. Une communauté est – souvent – comme une famille où l’on s’entraide. C’est particulièrement le cas des nombreuses églises évangéliques dans nos banlieues. Sauf exception, vous y trouverez certainement des gens qui ont besoin de vous. C’est là où vous êtes le plus efficace. Etes-vous sûr que votre voisin avec qui vous avez prié dimanche dernier n’est pas un sans papiers qui risque à tout moment d’être expulsé ? Est-ce juste ? Qu’est-ce que l’évangile vous invite à faire dans ce cas ?
Mise en ligne le 21 mars 2008, puis réactualisé en mai 2010. Cet article est un des plus lus sur ce site.
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Y a-t-il une église en France pour moi ?
Oui, pour consulter la liste des communautés accueillantes, cliquez ici. Lisez aussi notre article introductif.
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