Psaume 113 ou Dieu peut tout changer
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Découvrez un des psaumes les plus emblématiques de la Bible : Dieu relève le faible et rétablit la justice.
Psaume 113
Louez le Seigneur !
Serviteurs du Seigneur, louez,
Louez le nom du Seigneur !
Que le nom du Seigneur soit béni,
Dès maintenant et pour toujours !
Du soleil levant jusqu’au couchant,
que le nom du Seigneur soit loué !
Le Seigneur est élevé au-dessus de toutes les nations,
sa gloire est au-dessus du ciel.
Qui est semblable au Seigneur, notre Dieu ?
Il est assis très haut ;
Il s’abaisse pour regarder
le ciel et la terre.
De la poussière il relève le faible,
du fumier il élève le pauvre,
pour les faire asseoir avec les notables,
avec les nobles de son peuple.
Il fait habiter dans une maison celle qui était stérile,
comme une mère joyeuse parmi ses fils.
Louez le Seigneur !
D’où vient cette prière ?
Il s’agit d’un psaume tiré du psautier dans la Bible. Vous le trouverez donc dans les Psaumes dans l’Ancien Testament. Un peu moins connu que le psaume 23 (voir notre première prière), le 113 est néanmoins très souvent utilisé dans les Eglises. Il fait partie de la cinquième et dernière compilation des psaumes. On ne sait pas avec exactitude quand il a été écrit. Il ressemble beaucoup au cantique d’Anne, femme qui était stérile jusqu’à la naissance surprenante d’un certain Samuel. Celui-ci précède Saül et David et est un personnage clé dans le premier livre qui porte son nom dans la Bible. Lisez 1Samuel 2.1-10. De la même façon, on peut aussi constater des ressemblances avec l’hymne de Marie dans l’évangile de Luc 1.46. La mère de Jésus loue notamment un Seigneur qui a « élevé les humbles ». De toute évidence, le psaume 113 et/ou le cantique d’Anne était très connu par la famille de Jésus. Par ailleurs, grâce aux « louez le Seigneur » - halelou yah en hébreu - et une forme assez rythmée, on peut penser que c’est un chant faisant partie de la liturgie juive. Il fonctionne comme une prière collective. Aujourd’hui, on la retrouve dans plusieurs chants de louange modernes, notamment chez Jeunesse en mission (c.f. le chant 704 Qui est comparable ? par Pat Berning).
Comment l’interpréter ?
Les psaumes expriment tous une relation particulière entre Dieu et l’individu. En ce sens, ils sont modernes. Le 113 est une sorte de revendication collective et un appel à célébrer un Dieu vraiment unique. Celui qui aime contextualiser n’aura aucun mal à expliquer le psaume comme un cri triomphal martelant la supériorité du Dieu d’Israël sur tous les autres dieux de l’époque. Ce Dieu est meilleur que les autres. Il est au-dessus de toutes les nations et même au-dessus du ciel, habité par les dieux locaux. Or, ce Dieu qui est au-dessus de tout peut aussi s’abaisser, non seulement pour regarder, mais pour élever le faible et le pauvre. Il peut les faire asseoir avec les notables. Ce n’est pas écrit qu’il élève un certain peuple, une certaine catégorie, une ethnie. Il est écrit qu’il élève le pauvre. C’est toute l’originalité du Dieu d’Israël. Il peut retourner toutes les situations. Il peut tout changer.
Concrètement, il est Celui qui peut intervenir quand tous les puissants semblent se liguer contre le rétablissement de la justice, comme l'illustre cette photo. On y voit des manifestants chrétiens pacifiques montrer leur refus de la ségrégation raciale aux Etats-Unis dans les années 60. Ils ont gagné leur combat.

