Glorious : « Le Seigneur nous envoie vers le monde »
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Voici notre interview de Glorious, le groupe de louange chrétien le plus connu en France. Les frères Pouzin nous expliquent leur histoire, leur musique et leur vision de l’Église.Glorious forever...
Cette interview a été réalisée à Lyon (1). Benjamin et Thomas Pouzin, le noyau dur du groupe, nous ont reçus juste avant une soirée de louange à laquelle nous avons assisté. Cela s’est passé à Lyon-Centre, la chapelle de la paroisse de Sainte-Croix, 27 rue de Condé dans le deuxième arrondissement de Lyon. Les deux frères ont installé ici une sorte de salle de prière/salle de spectacle, où se retrouvent des centaines de jeunes deux jeudis par mois depuis 2008. Une expérience unique en France.
Des extraits de cet entretien ont été publiés dans Témoignage chrétien du 16 juin dans le cadre d’un dossier consacré au rock chrétien.
Voici la « version intégrale », unplugged, si on veut. Nous avons fait exprès de garder le style parlé. Cela fait partie du sujet : Glorious rend compréhensible, littéralement audible, le message du Christ, pour des plus ou moins jeunes chercheurs de Dieu. Sans langue de bois. Ils sont fermement ancrés dans la Bible. C’est ainsi qu’ils évangélisent. Ils seront présents aux JMJ en août à Madrid. Ils chanteront notamment leur nouveau chant En Cristo. Nous avons assisté à l'enregistrement live (regardez ici la vidéo) de ce chant.
Thomas, 27 ans, et Benjamin, 28, ont l’honnêteté de reconnaître qu’ils s’inspirent des groupes de louange protestants évangéliques, comme Delirious? (qui prend un point d’interrogation) et Hillsong. Cet héritage des évangéliques charismatiques, ils le revendiquent haut et fort dans un esprit que l’on peut qualifier d’œcuménique. De nombreux protestants évangéliques participent à leurs soirées de louange. Ils travaillent souvent avec des musiciens et des techniciens évangéliques. De fait, tous les courants chrétiens, tous les mouvements catholiques ou protestants, charismatiques ou non, peuvent généralement se retrouver dans les paroles et dans les actes des frères Pouzin. Très manifestement, ils croient à ce qu’ils disent. Un de leurs chants caractéristiques est Ta grâce, du dernier album Citoyen des cieux. Vous pouvez l'écouter ici. Glorious, qui a sorti cinq albums, se réfère fondamentalement à la grande Église catholique et plus particulièrement aux aspirations d’ouverture de Vatican II. Ils l’expliquent dans cet entretien. Quand cela nous a semblé utile, nous avons précisé si c’est Benjamin (chant et guitare) ou Thomas (chant et piano/guitare) qui parle.
Nous et nos enfants ne sommes pas seulement des fans de Glorious. Nous sommes en communion avec eux.
HL
Pourquoi « Glorious » ? Pourquoi pas « Glorieux » ou « Gloire » ?
C'était en 2001, alors qu'on venait de fonder le groupe. Lors d'un repas avec des amis, ce mot Glorious est sorti. Il sonnait bien. Il avait aussi le mérite d'éveiller chez l'auditeur une interrogation : la gloire, mais quelle gloire ? Il faut dire qu’on pensait aussi à Delirious?, un des groupes de louange les plus célèbres en Angleterre. On aimait bien ce groupe. Beaucoup pensaient que Glorious était un mot latin.
Glorious, c'est qui aujourd’hui ?
Nous sommes deux frères : Thomas et Benjamin. Il y avait aussi Aurélien, le troisième frère, à la basse, jusqu’en 2006. Cette année-là, on s’est arrêté. Aurélien a trouvé un travail. Thomas est parti vivre un an en Afrique. Seul Benjamin est resté sur Lyon.
Quand on a repris l'activité de Glorious l’année d’après, on a senti l'appel. Thomas est revenu. Mais pour Aurélien, qui avait 30 ans, c'était plus compliqué. (Cependant, Aurélien rejoint occasionnellement le groupe, ndlr.)
Aujourd’hui, on est donc deux frères. Derrière nous, il y a des musiciens, des cathos ou des protestants. Mais on ne leur demande pas le certificat de baptême.
D'où venez-vous ?
De Valence. Nos deux parents sont des convertis. Ils faisaient parti du Renouveau charismatique dans les années 70. Ils nous ont transmis la culture chrétienne. On a ainsi connu la louange quand nous étions tout petits. Nous nous sommes à notre tour convertis. Vers 16-17 ans, on a senti l'appel.
Vous dites souvent que vous êtes de la « génération JMJ ». Qu'est-ce que cela veut dire ?
Nous étions aux Journées mondiales de la jeunesse à Rome l'été 2000. Nous n'avons pas pris la décision de faire Glorious à Rome, mais on a vécu un temps très fort avec le Christ. Nous sommes revenus le cœur en feu. Comme nous étions musiciens, autodidactes, on s'est intéressé à la louange. Avant les JMJ, on faisait du rock. Après les JMJ, on s'est mis à écrire des chants de louange. Avant, on avait la musique. Après, on avait la musique et Dieu. Le premier album est sorti en 2001.
La génération JMJ ou génération Jean-Paul II, c'est vraiment un nouveau visage de l'Eglise. Nous nous sommes reconnus dans cette manière décomplexée qu'on voit aux JMJ. C'est la joie et la ferveur des jeunes.
Benjamin : Et nous voulons vivre cette forme de vivre la foi un peu plus souvent que seulement une fois tous les quatre ans.
Mais vos références, c'était aussi des groupes évangéliques comme Delirious? ?
Oui, on les a connus dans les années 1995-2000, tout comme Exo, groupe évangélique français. On les a vus plusieurs fois, comme nous sommes souvent allés dans des Eglises évangéliques. Les évangéliques sont inculturés. Voilà ce qui est intéressant.
Benjamin : Il y a quelques années, la sociologue Danièle Hervieu-Léger a parlé aux évêques de France. Elle leur a dit que la crise du catholicisme n'est pas tant la crise des vocations, mais celle de la pratique. Les catholiques sont exculturés dans leur façon de communiquer et d'appréhender le monde. Or, chez les évangéliques, nous avons vu une inculturation, donc une faculté d'être dans la culture des gens. Comme dans le monde en général, il y a des guitares rock, de l’Internet, des grandes foules qui se rassemblent dans les salles de spectacle. Nous avons souvent puisé dans cette force chez les évangéliques de se renouveler à se repenser. C'est d'autant plus important que chez les jeunes tout bouge très vite. Les frères évangéliques nous inspirent vraiment.
Quel est votre genre de musique ? Du rock ou de la pop louange ?Thomas (photo) : Si nous devions définir notre style, ce serait de la pop, tendance variété. On y trouve des guitares acoustiques sur les guitares électriques. Il y a des pianos. C'est très mélodique. En louange, on cherche une mélodie qui nous porte vers Dieu, qui doit être facilement et agréablement chantée par une assemblée. Il faut que ce soit vraiment populaire.
Benjamin : La pop louange n'a rien de péjoratif pour nous. Si vous rentrez dans l'église, vous pouvez chanter avec nous. On l'assume.
Thomas : On n'est pas là pour révolutionner la musique. D'autres personnes peuvent faire ça.
Benjamin : quand on nous demande ce que nous sommes, nous disons worship leaders ou conducteurs de louange. C’est-à-dire, nous aidons les gens à prier Dieu. Nous ne sommes pas là pour faire un concert ou un récital. On tente de faire des assemblées de louange et de prière. Quand nous sommes invités, nous ne nous posons pas la question si nous avons le charisme nécessaire. Si ceux qui nous invitent sont une association, comme le CCFD ou autre, la question est : peut-on apporter quelque chose ?
Vous avez un style qui évoque le Renouveau charismatique.
Benjamin : Nous sommes capables de jouer pour une Convention charismatique où se rassemblent 2000 personnes qui louent chaque semaine le Seigneur. Mais nous intervenons aussi pour le CCFD et le Frat. Nous ne sommes pas limités au Renouveau charismatique. On va partout. J'aime jouer devant des aumôneries et des collèges. Pour nous, ce sont des visages de l'Eglise qu'on reconnaît. On se reconnaît nous-mêmes. Thomas et moi, nous faisions des campagnes de carême pour le CCFD quand on était petit. L'Église est plurielle.
Votre sensibilité d'origine, le Renouveau charismatique, peut-elle être exportée dans d'autres cultures ?
Si on peut faire bouger les lignes, je serais fier. De fait, les choses évoluent. C'est moins figé. Le directeur de Bayard Presse nous a expliqué qu'on a la chance de faire bouger les lignes dans l'Eglise. Depuis Vatican II (1962-65), l'Eglise vit des grands changements.
Or, il faut accompagner ces changements. Si personne ne fait sauter les lignes et s'il n'y a pas de prophètes, on va retourner en arrière. On va commencer à se poser de questions, à se regarder le nombril. On veut pousser le peuple de Dieu de devant.
Parce qu’il y a des chrétiens qui se regardent le nombril ?
Oui, il y a une montée des peurs et des identités. Entendons-nous : il est bien que les chrétiens n'aient pas peur de s'affirmer. Mais qu'ils n'aient pas peur du monde non plus ! Les chrétiens doivent porter un message d'espérance pour le monde, le message du Christ. Nous ne sommes pas seulement là pour conserver nos petites traditions crispées. Il faut qu'on s’ouvre. Un jour, un cardinal est entré dans le bureau du pape Jean XXIII en disant : « pourquoi tu convoques un concile ? Il n'y a pas de crise dans l'Eglise. » Jean XXIII s'est levé et a ouvert la fenêtre. C'est tout. Il faut de l'air frais. C'est ça Vatican II. Notre génération commence à le prendre en main.
C’est quoi Vatican II pour vous ?
Le concile a deux positions très fortes : l'aggiornamento et l'œcuménisme. Ce sont là des boussoles pour l'Eglise de demain. Toutes les Eglises sont concernées. Glorious ne se voit pas comme la panacée de ce qui doit se faire dans l'Eglise. Mais nous sommes un ministère.
Vous avez été aidés par l’archevêque de Lyon, Philippe Barbarin. Quel est votre statut par rapport au diocèse ?
Nous ne sommes pas payés par le diocèse de Lyon ! Glorious vend ses prestations. Nous sommes intermittents du spectacle tous les deux. A Lyon-Centre, une association liée à la paroisse nous fait des cachets pour les jeudis où nous intervenons.
Un jour il y a quelques années, le cardinal Barbarin nous a accueillis dans son bureau. On lui a présenté le projet en lui montrant nos plans de la chapelle. On voulait la transformer en salle de louange. On ne lui a pas montré des DVD de Hillsong (rires), mais on lui a expliqué qu'on allait bien transformer la chapelle en salle de louange. Il a dit : « Je suis évêque. Si je prends la parole de Dieu, saint Paul me dit que je ne dois pas étouffer l'Esprit. Donc je vais vous dire oui. Allez-y. » Puis il nous a écrit en disant : « chacun reçoit des dons (1 Cor 12) pour le bien de tous. Accomplissez votre ministère. Je vous bénis. » Il est venu ici plusieurs fois.
Quels sont les jeunes qui viennent à Lyon-Centre ?
On a un noyau d'environ 250 fidèles. Ils fonctionnent comme une sorte de groupe de prière qui est là tous les jeudis depuis deux ans et demi. Nous cherchons surtout à garder une pastorale auprès des jeunes des établissements scolaires de Lyon. L'âge des collégiens et des lycéens est délicat. C'est le cœur de cible de Lyon-Centre. Mais il y a aussi les paroissiens, les parents, les grands-parents.
Benjamin : Nous ne faisons pas que des choses pour les jeunes. On ne fait pas de « messes des jeunes ». C'est ouvert à tout le monde. Une fois, une personne de 70 ans m'a expliqué que sa foi a été renouvelée à Lyon-Centre.
Avez-vous assisté à des conversions ?
Oui, on a des témoignages de conversions. Mais à Lyon en général, il faut savoir que s’il y a beaucoup de « pratiquants », comme on dit, cette pratique est surtout culturelle. D’après nous, si on n'a pas encore rencontré le Christ à l’âge de 12 à 18 ans et si on a seulement une culture d'Eglise, ça devient difficile après. On finit généralement par la rejeter. Le but étant de permettre aux jeunes de faire des grands pas dans la foi.
Que mettez-vous en avant quand vous prenez la parole lors des soirées de prière ?
Thomas : On évoque souvent l'évangile de Matthieu et le fou qui construit sa maison sur le sable et le sage qui construit sur le roc. La plupart du temps, on invite les jeunes à faire de ce passage une réalité. Nous le vivons nous-mêmes.
Benjamin : On leur explique aussi que le christianisme n'est pas une morale ou une culture. Mais une rencontre personnelle. Dieu s'est incarné pour nous. Il est mort et ressuscité pour nous. Or nous sommes culturellement très marqués par « l'agir pour Dieu ». Mais il faut comprendre que c'est Dieu qui agit d'abord pour nous. Aux gens qui viennent à nos soirées, on parle donc surtout de la grâce et de la foi.
Recevez-vous des conseils d’un prêtre ?
En 2001, au début de notre ministère, on a rencontré Monseigneur Rey, évêque de Toulon. Puis, nous parlons souvent à notre curé David Gréa. Mais nous essayons surtout de faire un discernement. Benjamin a un charisme pour ça. C’est un charisme validé. Cela dit, sur scène on ne fait pas un débat théologique. Sur scène, on prie. Et nous n'apprenons pas de texte avant la prière.
Vos textes sont généralement bibliques. Mais on ne vous entend pas beaucoup sur la réalité sociale…
Thomas : oui et on le revendique pleinement. On ne peut pas tout faire. Nous avons reçu quelque chose de très précis : conduire la louange. Si nous sommes capables de faire des textes sur les sans-papiers par exemple, on ne les récite pas dans le cadre d'une prière. Nous sommes très influencés des Psaumes. C'est la base et le cœur de notre louange.
Nous avons fait un album avec des textes plus implicites, plus philosophiques, plus personnels, même avec des interrogations. On ne dit pas le nom Jésus. L'idée était de s'adresser surtout aux non croyants. C’était Ombres et lumières, notre troisième album. Mais c’était une parenthèse dans notre histoire. C'est l'album qui a le moins bien vendu. Ce n'est pas dans notre charisme.
Notre quatrième album était Génération Louange, qui date de 2008. Il a amorcé la nouvelle page pour nous que représente Lyon Centre. Il est important qu'il y ait des artistes qui parlent des réalités sociales et économiques. Mais il y en a beaucoup. Rares sont ceux qui revendiquent notre courant de louange.
Vous seriez postmodernes, selon certains observateurs. Vous affirmez davantage votre foi que vos aînés.Benjamin (photo) : On a pu dire que Glorious est un groupe postmoderne. Avant nous, il y avait les modernes, ceux notamment des « Chanteurs en église ». Je ne sais pas ce qu’il faut en penser. A mon avis, il y a un désenchantement du monde. Les modernes ont rêvé des grands lendemains qui chantent... Nous avons été décus. Notre société est ultraconsommatrice, hyperrapide, individualiste. Notre génération est également nihiliste. Mais dans ce monde nihiliste, j'aimerais apporter la croix de Jésus. Contrairement aux modernes, cela va faire beaucoup plus affirmé. Nous parlons effectivement des croyants et des non croyants. C'est la grâce de notre génération qui est davantage affirmée. Nous disons : « Je crois en Jésus ! » Faudrait-il le dire d'une façon plus « gentille » ? Je n’en suis pas certain !
Thomas : Les gens qui nous connaissent savent que nous sommes des chrétiens vraiment dans le monde. La louange me permet de mettre les pieds sur terre. En tournant les yeux vers Dieu, on se remet à notre place de créatures. Dans notre vie au quotidien, nous sommes des chrétiens dans le monde. Nous sommes même heureux. La phrase du Seigneur « Ne soyez pas du monde » risque certes de faire peur. Mais il faut tenir.
On entend rarement les évêques tenir ce langage…
C'est sûr.
De qui êtes-vous proches ?
Du père Gréa et de Philippe Barbarin, bien sûr. On apprécie aussi énormément le frère Raniero Cantalamessa, prédicateur et par ailleurs responsable des relations avec les Eglises évangéliques. Mais avec la plupart des évêques, il y a probablement un décalage. On n'est pas naïfs.
Benjamin : Ils aiment surtout l’orgue, la musique classique.
Mais vous, vous aimez bien l'orgue, le style classique ?
Oui, bien sûr ! On aime le beau. Donc, on aime l'orgue aussi. Quand une orgue résonne dans une cathédrale, on ne peut qu'être saisi. Mais, tout de même, aujourd'hui, à Lyon, on célèbre une quarantaine de messes tous les dimanches. Toutes avec l'orgue ! Nous aimerions qu'il y en ait une sans orgue. Laissez-nous une église avec un piano et une guitare !
Par ailleurs, il est bon de savoir que les jeunes n'écoutent pas de l'orgue dans leur ipod. Or si on ne joue que de l'orgue à l'église, ça va être compliqué de les rejoindre.
Si on vous demandait de moderniser la liturgie de l'Eglise, que diriez-vous ?
Thomas : Dieu vous entende ! (rire) Il faut laisser souffler l'Esprit, notamment chez la jeunesse. Donc, il faut laisser une chance au jeune qui se pointe avec une guitare et ses chants. Ce type d'animation est nouveau aujourd'hui dans l'Eglise.
Benjamin : Je passerais aux évêques un DVD d'un culte évangélique. Je les installerais dans une pièce devant un écran géant et dans le noir. Je leur ferais voir Hillsong, par exemple. Je les laisserais ainsi pendant deux heures et demie. Et puis, je leur demanderais : et nous, catholiques, qu'est-ce qu'on fait pour annoncer Dieu ?
Arrêtons d'être crispés ! Le Seigneur ne nous a pas demandé de conserver nos petites traditions, nos petits trucs. Le Seigneur nous envoie sur les routes, vers le monde. Et ce monde a changé.
J'irais donc voir chez nos frères chrétiens, surtout les évangéliques. Nous ne sommes pas des révolutionnaires pour autant. Nous ne disons pas que les catholiques ont tort sur tout. Mais regardons au moins ce que font les autres chrétiens. Vérifions et gardons tout ce qui est bien.
En vous écoutant, je dirais que vous avez un esprit très œcuménique. Pas au sens institutionnel. Mais dans les faits.
Oui, nous avons beaucoup écouté Exo. En tant que catholiques, leurs chants nous ont bouleversés. Des tabous ont été brisés ainsi ! C'est ainsi que l'œcuménisme progresse réellement. N'avons-nous pas plus de points en commun que de différences ? A force de mettre l'accent sur l'eucharistie et la Vierge Marie, on finit par se dire qu'on est différent. Ce qui est vrai. Mais avec les évangéliques, on découvre qu'on peut prier ensemble. On œuvre pour ça. Notre archevêque Philippe Barbarin est très œcuménique. De toute façon, s'il ne l'était pas, nous ne le suivrions pas ! Les crispations aujourd’hui viennent des tradis. Tiens, un pasteur est venu prêcher ici. Ici, c'est un lieu d'unité.
Recueilli par Henrik Lindell
1. Plus exactement le 7 avril 2011.
Cet article a été mis en ligne le 16 juin 2011.

