Livres | Les chevaliers de l'Apocalypse
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Avez-vous vu la série télévisée L’Apocalypse ? Avez-vous lu Jésus sans Jésus ? Promus par tous les médias dominants, les réalisateurs et écrivains Jérôme Prieur et Gérard Mordillat ont connu un succès médiatique énorme avec leur thèse selon laquelle les chrétiens et l’Eglise auraient trahi le « vrai » Jésus. Les voici réfutés, preuves et arguments rationnels à l’appui, dans un livre écrit par un vrai historien du christianisme antique : Jean-Marie Salamito. C’est édifiant.
Cette critique est le fruit d’un sentiment de malaise suivi d’une longue réflexion. L’automne dernier, nous avons assisté à un déferlement médiatique en France autour de la série L’Apocalypse. Certains d’entre vous l’ont vue sur Arte, qui se félicite à juste titre de financer des émissions sérieuses et populaires. Toujours aujourd’hui, elle fait un tabac dans les librairies sous forme de DVD. Ecrite et réalisée par Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, L’Apocalypse a pour ambition de présenter les étapes importantes de la naissance du christianisme et de l’Eglise, du Ier siècle jusqu’au début du Ve. Dans douze épisodes de 52 minutes, 44 universitaires de huit pays exposent des faits et des interprétations savamment recoupés par les réalisateurs. Plusieurs historiens et théologiens de renommée internationale expliquent des choses compliquées d’une façon que tout le monde comprend. C’est assez extraordinaire. Les réalisateurs, eux, sont discrets et se laissent découvrir seulement à travers des commentaires succincts, prétendument neutres. Dans un livre qui accompagne la série, publié par l’excellente maison d’édition Seuil, Mordillat et Prieur vont plus loin dans leurs affirmations personnelles. Le titre est évocateur : Jésus sans Jésus (20 euros, 228 pages). Il est présenté comme un « dossier critique précis et novateur ». Ce livre fait suite à deux autres
best-sellers des mêmes auteurs : Jésus contre Jésus et Jésus après Jésus (Seuil), qui avaient accompagné deux séries de documentaires tout aussi connus : Corpus Christi et L’Origine du christianisme (en 1999 et 2004).
Beaucoup de nos amis ont aimé la série L’Apocalypse et parfois le livre. Mais parmi nos amis chrétiens et particulièrement chrétiens universitaires, les avis sont nettement moins positifs. Ils n’ont pas apprécié le parti pris idéologique évident des auteurs, presque toujours inutilement négatifs à l’égard de l’Eglise issue de la communauté des premiers chrétiens du Ier siècle. Nous aussi déplorons cette attitude de Mordillat et Prieur, qui ont jugé bon de mettre en exergue cette phrase fétiche d’Alfred Loisy : « Jésus annonçait le Royaume et c’est l’Eglise qui est venue. » Une phrase tirée d’un contexte que Mordillat et Prieur n’ont tout simplement pas compris (voir plus bas). Or, à notre surprise, la plupart des médias sérieux ont couvert d’éloges les deux auteurs. Ils y ont pu exposer leurs théories sans être contredits, toujours avec une évidente complicité idéologique de certains journalistes. Comme ces derniers ne se connaissent généralement pas beaucoup en Histoire et encore moins en christianisme, mais ont envie d’en découdre avec « l’Eglise » (catholique en réalité), L’Apocalypse et plus encore le livre qui l’accompagne deviennent des « documents de référence », ce qu’ils ne sont pas. Mais grâce au talent de Mordillat et Prieur, c’est en effet comme si les vérités essentielles sur les premiers chrétiens étaient là devant nous. La communauté des chrétiens autour de Paul qui rompent avec les juifs, l’écriture de l’Apocalypse, les disputes autour des hérésies, les martyrs, la conversion de Constantin, la christianisation de l’Empire romain… tout cela expliqué en quelques heures à la télé. Génial, non ?
Les apparences sont trompeuses. N’importe quel étudiant en première année de théologie sait que l’Histoire du christianisme antique n’est pas seulement complexe, elle est aussi terriblement difficile à établir. Comment comprendre la réalité à laquelle se réfère l’Apocalypse, par exemple ? Qu’est-ce que Jésus entendait par « royaume de Dieu » ? Comment était organisée la persécution des chrétiens ? Mordillat et Prieur exposent quelques thèses, mais n’hésitent pas à répondre eux-mêmes, avec autorité, à ces questions, comme s'ils étaient des spécialistes.
Lisons-les donc : « Jésus annonçait la Fin des temps et la restauration du royaume d’Israël pour les hommes de sa génération, comme l’ont souligné de nombreux auteurs et d’abord, premiers d’entre eux, les trois évangélistes dits synoptiques (Marc, Matthieu, Luc). Mais la Fin des temps n’arrivant pas, une institution s’est peu à peu installée à la place du Royaume espéré. Une Eglise avec ses hiérarchies, ses structures, ses doctrines.
Entre 312 et 380, cela aboutira à la création, loin, très loin de la religion d’Israël, d’une religion d’Etat. L’Empire romain sera le Royaume où il n’y aura plus d’autre choix que d’être chrétien. Ceux qui s’écarteront de ce que l’Eglise enseigne seront inexorablement persécutés.
Hors de l’Empire, point d’Eglise.
Hors de l’Eglise, point de salut. » (1)
Pas mal pour deux réalisateurs d’asséner de telles « vérités ». Mais comment donc vérifier que ce qu’ils disent est appuyé « sur la connaissance des recherches les plus récentes et les plus solides », comme on peut lire sur la quatrième de couverture de leur livre ? Leurs sources étant fragiles, mal comprises, inadéquates, l’exercice est impossible. Et si vous faites lire le passage cité à un historien spécialisé sur l’époque, il risque d’être surpris. Mais encore faut-il avoir le courage de parler. D’ici et là, on peut lire quelques critiques par des grands théologiens consultés par Mordillat et Prieur, dont Daniel Marguerat, qui a expliqué que « le spectateur doit savoir qu’ils défendent une lecture des événements : cette thèse consiste à dire que le christianisme, à l’origine mouvement juif marginal et opprimé, s’est tragiquement mué en mouvement intolérant et persécuteur par son alliance avec le pouvoir politique » (2). Mais voici une œuvre considérable, par son succès médiatique, qui n’a pas été soumise à une critique sérieuse.
Notre malaise vient de là. Sur le plan artistique et esthétique, Mordillat et Prieur ont fait un travail remarquable, voire précurseur. Le contenu est discutable, parfois même douteux et faux comme nous le verrons, mais stimulant et intéressant comme tout propos d’un débat contradictoire. Mais c’est sans contradiction que Mordillat et Prieur ont pu marteler leurs thèses : le christianisme a trahi le Jésus des évangiles, Jésus n’a pas voulu de l’Eglise, son message étaient destiné seulement aux juifs et non aux païens, son « royaume de Dieu » était bien « de ce monde », l’Eglise a tout dénaturé, les origines de l’antisémitisme sont – évidemment ! - à trouver dans l’évangile de Jean, de Matthieu et dans certaines lettres de Paul, les martyrs chrétiens n’étaient pas d’abord des gens de foi mais des suicidaires et des sanguinaires. Etc etc… C’est parfois du n’importe quoi, mais ça fait sérieux.
Face à cette œuvre tendancieuse et idéologique, une voix s’est élevée vigoureusement. C’est celle d’un historien, un vrai : Jean-Marie Salamito. Il est professeur d’histoire du christianisme antique à Paris IV (Sorbonne). Il a d’abord écrit un article vraiment critique à l’égard de L’Apocalypse dans Le Monde de la Bible n° 186 (une des rares revues sérieuses chrétiennes qui restent à peu près accessibles au grand public). Cet article pourtant nuancé et poli a suscité une réaction virulente de Mordillat et Prieur, supportant apparemment mal la critique. Ils ont revendiqué un droit de réponse ! (qu’ils n’ont évidemment pas obtenu) Vous pouvez étudier leur comportement en consultant ces petits films tirés d’un débat public en novembre à Paris. En mettant en ligne ces films, Arte fait preuve d’un sens du service public qui l’honore.
Jean-Marie Salamito, s’estimant mal compris à juste titre, a fini par écrire un livre pour contester plusieurs thèses des auteurs de L’Apocalypse et du livre Jésus sans Jésus. Il est intitulé Les chevaliers de l’Apocalypse. Réponse à MM Prieur et Mordillat (DDB, 160 pages, 12 euros).
A nos yeux, ce livre a une forme pamphlétaire polémique, tantôt drôle et tantôt ironique. L’auteur est en colère, ce qui le rend parfois cruel et un peu trop brillant. Mais c’est aussi et surtout un document très utile. D’abord parce qu’il dit tout haut ce qui gêne beaucoup de chrétiens et d’universitaires honnêtes chez Mordillat et Prieur : leur hostilité à une foi à laquelle ils ne comprennent rien. Salamito n’aime pas du tout mettre en avant sa foi chrétienne. Ce serait hors sujet pour lui. Car il est professeur d’une université publique et laïque où il exerce le métier d’historien. Il partage avec n’importe quel historien, croyant ou non, la quête de la vérité objective. Il sait par exemple que l’on ne peut trancher facilement, d’une façon scientifique, la question de la définition du « royaume de Dieu » de Jésus. Il sait aussi que l’option la moins plausible, si on se réfère aux sources existantes, est celle que Mordillat et Prieur choisissent : le Jésus politique, enfermé « dans une stricte logique ethnique et nationaliste », et dont le royaume aurait été de ce monde. Une des clés des thèses de Mordillat et Prieur réside effectivement dans le Jésus, leader d’une banale rébellion : « De la sorte, explique Salamito, nos deux auteurs pensent pouvoir détacher définitivement cet homme des croyants qui, pendant des siècles, ont voulu et – et veulent encore aujourd’hui – le considérer comme le sauveur du monde et leur Seigneur. »
Dans son petit livre, Salamito informe quand même ses lecteurs qu’il est chrétien catholique, ce qui n’est assurément pas contradictoire avec son rôle de chercheur qui cherche la vérité. Mais, en l’occurrence, cela aide ! Qu’il nous pardonne donc de reconnaître en lui un homme qui sait effectivement ce qui se passe à l’intérieur d’un chrétien. Quand Mordillat et Prieur en sont à tirer des parallèles entre les martyrs chrétiens des premiers siècles et les islamistes terroristes de nos jours (!), en psychologisant des comportements de personnes dont ils ignorent la culture et la sociologie et en commettant des erreurs d’analogie hallucinantes, il est bon d’entendre un historien professionnel rappeler les idées courantes de l’Antiquité gréco-romaine (selon lesquelles la mort peut permettre d’échapper à l’humilité et a fortiori si on espère une résurrection…), puis citer une source adéquate, en l’occurrence la Passion de Perpétue et de Félicité de 203 à Carthage (lire les pages 75-87). L’esclave chrétienne Félicité est enceinte et attend d’être exécutée d’une façon atroce. Elle crie de douleur quand elle accouche. Un gardien lui demande ce qu’elle fera quand elle sera livrée aux bêtes. Elle répond : « Maintenant, c’est moi qui souffre ce que je souffre. Mais là-bas, il y aura quelqu’un d’autre en moi qui souffrira pour moi, parce que moi-même je vais souffrir pour lui. » Tout est dit, comme le signale Salamito avec élégance et simplicité.
Une autre raison de lire son livre est sa dénonciation des erreurs factuelles et de méthode graves commises par Mordillat et Prieur. Nous avons déjà dénoncé leur tendance à chercher les origines de l’antisémitisme dans le Nouveau Testament, ce qui est une absurdité. Le discours de Jésus contre les pharisiens dans Matthieu 23 « deviendra le terreau de la plupart des clichés de l’antisémitisme. Les juifs seront à jamais maudits par ces paroles d’évangile et le sang de Jésus retombera sur eux et sur leurs enfants, toujours selon saint Matthieu (Mt 27,25) », écrivent-ils dans Jésus sans Jésus (pages 105-106). Ils pensent aussi qu’il existe un « antijudaïsme structurel de la littérature néotestamentaire » (page 71). Or il est certain que le christianisme est différent du judaïsme, notamment à cause d’un juif nommé Jésus. Mais cela ne fait pas du christianisme un mouvement antijuif religieux, comme le souligne Salamito. Et l’antijudaïsme de certains chrétiens, aussi honteux et vulgaire soit-il, n’est pas de l’antisémitisme, qui est raciste et non religieux. Il n’y a aucun lien, même insidieux ou diabolique, entre les écrits de l’apôtre Paul et l’antisémitisme, contrairement à ce que suggèrent implicitement Mordillat et Prieur. Qu’ils lisent le chapitre 11 de la lettre de Paul aux Romains, qui pour Salamito pourrait constituer un « antidote à tout antijudaïsme chrétien (si tant est que ce ne soit pas là une contradiction dans les termes) ». Le judaïsme est une racine qui porte le christianisme, pourrait-on conclure en lisant Paul (Romains 11.18). Mordillat et Prieur ne peuvent considérer cette idée-là, puisqu’elle contredirait leur démonstration tendancieuse.
Salamito évoque aussi la prétendue fusion de l’Empire romain, du christianisme et de l’Eglise opérée par les cinéastes. Comme si ces trois unités étaient réunies en un seul méchant pouvoir autoritaire. Ils font du monarque Constantin un pape ! Problème : cette fusion n’a jamais existé, insiste Salamito. Et Constantin, s’il s’était converti (mais seulement sur son lit de mort) et si ses motifs pro-chrétiens n’étaient pas très clairs ou connus, il ne fut jamais pape, évidemment. L’Empire romain n’avait pas besoin de l’Eglise pour exister et inversement. Et, surtout, le christianisme n’est pas un mouvement monolithique comme le Parti communiste. Il y a des chrétiens et des christianismes, notamment à partir de la Réforme (1517). Comme il y a aujourd'hui une Eglise catholique et des Eglises protestantes et des Eglises orthodoxes. Mais Mordillat et Prieur le savent-ils ?
Le chapitre le plus édifiant de Salamito est celui consacré à l’utilisation de la fameuse phrase d’Alfred Loisy : « Jésus annonçait le Royaume et c’est l’Eglise qui est venue. » Les cinéastes, comme tant d’autres observateurs et journalistes, utilisent cette phrase comme un argument de leur thèse de la « trahison » de l’Eglise (catholique surtout). Loisy (1857-1940) était un professeur de l’Ecriture sainte à l’Institut catholique de Paris jusqu’en 1893. Son exégèse était trop audacieuse aux yeux du Vatican, particulièrement soupçonneux à l’égard des libertés théologiques à l’époque, et il finit par être excommunié en 1908. Loisy intégra ensuite le Collège de France où il était chargé de l’histoire des religions. La petite phrase figure dans son ouvrage L’Evangile et l’Eglise (1902). Mais qu’est-ce qu’il dit dans ce livre ? Quel est le contexte de la phrase choc ? Mordillat et Prieur n’en disent mot. Qu’on écoute donc Salamito, qui, lui, s’est donné la peine de lire Loisy. L’Evangile et l’Eglise est la réponse aux thèses d’un théologien protestant allemand très connu par tous les étudiants de théologie : Adolf von Harnack (1851-1930). Lui cherchait dans son livre L’Essence du christianisme un message central qui résumerait à lui seul la foi chrétienne (en l’occurrence Jésus qui révèle Dieu comme Père). Loisy s’inquiétait de cette idée "primitiviste" parce qu’elle ne tiendrait pas compte de la façon complexe et évolutive dont les chrétiens comprennent la personne de Jésus à travers l’Histoire. Les paroles et les actes comporteraient des « potentialités », comme l’explique Salamito.
En bon catholique (enfin, le Vatican l’excommunia quand même…), Loisy avait une « perception positive de l’idée de ‘tradition’ », contrairement à Harnack. Le livre de Loisy vise donc à défendre et à justifier l’idée d’un développement du christianisme, y compris dans l’Eglise catholique. Il écrit notamment ceci : « Reprocher à l’Eglise catholique tout le développement de sa constitution, c’est donc lui reprocher d’avoir vécu (…) » Loisy explique : « On a vu que l’Evangile de Jésus avait déjà un rudiment d’organisation sociale, et que le royaume aussi devait avoir une forme de société. Jésus annonçait le royaume, et c’est l’Eglise qui est venue. Elle est venue en élargissant la forme de l’Evangile, qui était impossible à garder telle quelle, dès que le ministère de Jésus eut été clos par la passion. Il n’est aucune institution sur la terre ni dans l’histoire des hommes dont on ne puisse contester la légitimité et la valeur, si l’on pose en principe que rien n’a droit d’être que dans son état originel. »
Si vous prenez la phrase soulignée et l’isolez de son contexte, vous pouvez facilement en détourner le sens. C’est ce qu’ont fait Mordillat et Prieur. Comme vous pouvez le constater, ils font dire à Loisy le contraire de son message. Ils « exploitent le nom de Loisy, brandi comme un étendard, contre la pensée de Loisy, qu’ils n’ont pas voulu (ou pas su) comprendre », comme le résume Salamito. Pour le prouver, le professeur d'histoire n’a fait que retrouver la source citée, puis il l’a lue. C’était trop élémentaire pour Mordillat et Prieur. D'ailleurs, aucun journaliste - et nous non plus - n'a apparemment eu l'idée de faire cette simple vérification.
Ce livre est une œuvre de service public. Certains magazines en parlent dont l’hebdomadaire la Vie. Ce qui permet d’espérer que le monde d’édition tolère encore la dénonciation de la paresse intellectuelle et l’ignorance au sujet des religions. Salamito a eu cette phrase terrible mais juste : « Mordillat et Prieur annonçaient de l’histoire, et c’est de l’antichristianisme qui est venu. »
Henrik Lindell
1. Jésus sans Jésus, Seuil, pp 14-15.
2. Cité dans Les chevaliers de l’Apocalypse par Jean-Marie Salamito, p. 17.
Conseils de lecture sur le christianisme antique
Outre Les chevaliers de l’Apocalypse, pour vous donner l'appétit d'étudier l'histoire des premiers chrétiens, il convient de lire des ouvrages faits par des spécialistes (ils sont là pour ça). Jean-Marie Salamito donne entre autres ces conseils :
Le Christianisme, des origines à Constantin par Simon Claude Mimouni et Pierre Maraval, Paris, PUF, 2006 (collection Nouvelle Clio).
Le Christianisme antique, de Jésus à Constantin par Paul Mattei, Paris, Armand Colin, 2008 (coll. U/Histoire)
Quand notre monde est devenu chrétien (312-394) par Paul Veyne, Paris, Albin Michel, 2007.
Nous ajouterions à cette liste :
Histoire de la littérature chrétienne ancienne grecque et latine. (1. De Paul à l'ère de Constantin) par Claudio Moreschini et Enrico Norelli, Genève, Labor et Fides, 1995.
Cet article a été mis en ligne le 11 mars 2009.

