Dieu et Moi

Cinéma | Voir Narnia et croire

« L’odyssée du Passeur d’aurore » est le troisième volet du Monde de Narnia. Françoise Rontard commente cette adaptation du roman de l’auteur chrétien C.S. Lewis.

Françoise Rontard est membre de l’association interconfessionnelle Témoins. Merci à elle pour cet article sur un film qui nous concerne.

Film : « L’odyssée du Passeur d’aurore ». Troisième partie du Monde de Narnia. 
Date de sortie : 8 décembre 2010.
Réalisé par Michel Apted.
Titre original : The Chronicles of Narnia : The Voyage of the Dawn Treader 
Durée : 01h55
Distributeur : Twentieth Century Fox France
L’histoire : Happés à l’intérieur d’un intriguant tableau, Edmund et Lucy Pevensie, ainsi que leur détestable cousin Eustache, se retrouvent subitement projetés dans le royaume de Narnia, à bord d’un navire majestueux.


A qui n’a pas déjà accompli de voyage dans le monde de Narnia une nouvelle chance est offerte avec cette belle « Odyssée du Passeur d’aurore », film adapté du cinquième roman de la série fantastique de l’auteur chrétien C.S. Lewis. Le spectateur y plonge cette fois, avec Edmund, Lucy et par mégarde leur cousin Eustache, à travers une peinture marine.

On ne va pas ici, bien sûr, raconter l’histoire. Personne ne la croirait. Il faut la voir de ses propres yeux et se laisser embarquer dans la galère puisque, Odyssée oblige, il s’agit cette fois d’une expédition maritime, sous la conduite du prince Caspian et de son équipage embarqués à bord d’un navire baptisé « Le Passeur d'Aurore », à la recherche de sept explorateurs.

Et l’on vogue sur un océan parsemé d’îles plus montagneuses et magiques les unes que les autres. Le but de la navigation, dans son ampleur terrifiante, se précise d’escale en escale, d’aventure en aventure. Il est, comme toujours, de rompre un effroyable maléfice mais la gravité de la mission s’accommode aisément de drôleries : de celles provoquées par Eustache, le râleur incrédule à qui, on s’en doutait, cette « croisière » inattendue fera le plus grand bien, ou par les monopodes illettrés aux paroles plus sottes que méchantes. Et puis il y a le rat plein de finesse et de bravoure !

On tremble, on rit, on est dépaysé et fort content de l’être et de revoir Aslan puisque, dans ce combat pour vaincre les ténèbres qui menacent Narnia il faut d’abord vaincre ses ténèbres intérieures. Les batailles seront rudes, riches en surprise et s’achèveront, la paix revenue, sur une énigme laissée par Aslan à Lucie qui aimerait tant pouvoir à la fois demeurer dans son monde à lui et retourner dans le sien c'est-à-dire le notre : « Dans votre monde, dit Aslan, je suis connu sous un autre nom ».
Quel nom ? Une manière comme une autre, pour ce film palpitant, d’inviter le spectateur à voir ou revoir les deux précédents pour le trouver.

Françoise Rontard
Cet article a été mis en ligne le 18 décembre 2010.
Lisez notre article sur le deuxième épisode du Monde de Narnia :
« Prince Caspian ».