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JPAGE_CURRENT_OF_TOTAL C’est en pensant à la situation dans les DOM-TOM que Richard Vandenbroucque nous propose cette réflexion pour la semaine du 16 au 22 février. Son texte est suivi d'un communiqué de l'Alliance évangélique fait par Daniel Reivax, pasteur en Martinique.
Peut-on ignorer la goinfrerie et les excès de nos élites financières ? Peut-on ignorer la soif de justice qui fait gronder le monde ? La situation mondiale est difficile. Nicolas Sarkozy pense que nous sommes moins touchés que les autres, mais c'est fermer les yeux sur ce qui se passe dans les îles.
Nous sentons la dépression croître en métropole. Mais aux Antilles on a dépassé ce stade. L'injustice est criante, la vie est parfois 40% plus chère qu'en métropole, avec des salaires bien plus faibles. Comment ne pas se révolter de voir aussi l'essentiel des richesses entre les mains de quelques possédants ? Le clivage noir/blanc revient à la surface comme un mauvais film avec ses clichés.
Impossible d’accepter le statut-quo, car il va droit à une explosion sociale. Dans toutes ces situations où des classes sociales s'opposent, des groupes s'opposent, des cultures s'opposent, la justice sociale doit être rétablie. Nous savons que le Dieu de la Bible entend les cries de ceux qui vivent dans le dénuement et dans les besoins criants. Dans le cas présent, tous les acteurs ont peut-être de bonnes raisons de rester sur leurs positions. Les békés ne sont pas les seuls responsables en tant que possédants. Les propriétaires noirs seraient aussi responsables qu'eux, entend-on. Chacun pourra ainsi se cacher derrière un plus coupable que lui-même et avoir bonne conscience.
Or la Bible nous donne à réfléchir sur cette question-là. Personne ne peut se considérer comme quitte et sans responsabilité dans la complexité des relations qui nous concernent. « Celui qui se croit sans responsabilité et sans péché est un menteur, il vit dans l'illusion », lit-on dans 1 Jean 1.10.
Chacun est appelé à se regarder en face et devant son créateur. Il a le choix de participer ou non à ce qui ne va pas dans la société, indépendamment des comportements de sa famille et de l’histoire de celle-ci. Un jour, chacun devra rendre des comptes sur la manière dont il aura géré ces choses. La première Eglise, celle du premier siècle, était sensible à la question de l'injustice. Dans Actes 6, on nous rapporte que certaines minorités étaient sous-valorisées et mal considérées. Ce qui a amené l'Eglise à opter pour une politique sociale d'équité où chacun serait considéré et aurait la même valeur que son voisin. Cette démarche nécessite beaucoup d'humilité. Mais elle ouvre des portes insoupçonnées où la joie de partager est mille fois supérieure à celle de garder des privilèges. Cette éthique biblique est à prendre au sérieux. Qui relèvera le défi ?
Richard Vandenbroucque
Nous vous proposons de lire ce communiqué du pasteur Daniel Reivax, de l'Union des Eglises du Plein Evangile. Il nous a été envoyé par l'Alliance évangélique française le 20 février 2009. Pour le lire, cliquez sur page suivante.
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