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« Demeurez en moi, et moi je demeurerai en vous », dit Jésus dans l’évangile de Jean chapitre 15. En utilisant l’image de la vigne et des sarments, Jésus explique qu’il est impossible de porter des fruits si on ne demeure pas en lui. Dans sa pensée du 2 au 8 mai, Richard Vandenbroucque nous propose une réflexion personnelle autour de ce passage clé du Nouveau Testament.
Lisons d’abord la première moitié du chapitre 15 de l’évangile de Jean (Jean 15.1-17). Nous utilisons ici la version du Semeur.
1 Je suis le vrai plant de vigne et mon Père est le vigneron.
2 Tous les sarments, en moi, qui ne portent pas de fruit, il les coupe, et tous ceux qui en portent, il les taille afin qu'ils produisent un fruit encore plus abondant.
3 Vous aussi, vous avez déjà été purifiés grâce à l'enseignement que je vous ai donné.
4 Demeurez en moi, et moi je demeurerai en vous. Un sarment ne saurait porter du fruit tout seul, sans demeurer attaché au cep. Il en est de même pour vous: si vous ne demeurez pas en moi, vous ne pouvez porter aucun fruit.
5 Je suis le cep de la vigne, vous en êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, portera du fruit en abondance, car sans moi, vous ne pouvez rien faire.
6 Si quelqu'un ne demeure pas en moi, on le jette hors du vignoble, comme les sarments coupés: ils se dessèchent, puis on les ramasse, on y met le feu et ils brûlent.
7 Mais si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, vous l'obtiendrez.
8 Si vous produisez du fruit en abondance et que vous prouvez ainsi que vous êtes vraiment mes disciples, la gloire de mon Père apparaîtra aux yeux de tous.
9 Comme le Père m'a toujours aimé, moi aussi je vous ai aimés; maintenez-vous donc dans mon amour.
10 Si vous obéissez à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme moi-même j'ai obéi aux commandements de mon Père et je demeure dans son amour.
11 Tout cela, je vous le dis pour que la joie qui est la mienne vous remplisse vous aussi, et qu'ainsi votre joie soit complète.
12 Voici quel est mon commandement: aimez-vous les uns les autres comme moi-même je vous ai aimés.
13 Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
15 Je ne vous appelle plus serviteurs, parce qu'un serviteur n'est pas mis au courant des affaires de son maître. Je vous appelle mes amis, parce que je vous ai fait part de tout ce que j'ai appris de mon Père.
16 Ce n'est pas vous qui m'avez choisi. Non, c'est moi qui vous ai choisis; je vous ai donné mission d'aller, de porter du fruit, du fruit qui soit durable. Alors le Père vous accordera tout ce que vous lui demanderez en mon nom.
17 Voici donc ce que je vous commande: aimez-vous les uns les autres.

Jésus me propose d'avoir un seul et unique but dans ma vie chrétienne pour éviter de me disperser dans des futilités et des recherches plus ou moins spirituelles qui ne mènent nulle part. « Demeure en moi », me dit Jésus. Le monde me pousse à fixer mes sens sur des réalités beaucoup plus immédiates et apparemment attrayantes mais qui ne parlent pas de l'essentiel. Alors que je pense vouloir suivre le Christ tous les jours de ma vie, je mets cette recommandation de Jésus souvent à mal. Chaque matin la tentation de prendre ma propre vie entre mes mains est là. Alors tout devient incertain. Souvent, je deviens moi-même le but... Le fait de perdre de vue le vrai but de ma vie me donne l'impression d'être à côté de « mes pompes » et même d'être inutile. Jésus me ramène alors à l'essentiel : "reste avec moi, demeure en moi", comme me le dit Jésus par l'intermédiaire de Paul : enracine-toi en moi. Cette clef de vie me permet d'y voir plus clair sur mes intentions. Jésus n'a qu'un but dans tout cela : que je porte le fruit de son amour. Alors demeurons, toi et moi, en lui.
Richard Vandenbroucque
Cet article a été mis en ligne le 2 mai 2009.
Les photos sont de Henrik Lindell
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