|
Voici la pensée de Richard Vandenbroucque pour le mois de juillet. C’est une invitation personnelle à découvrir la nécessité du silence, de temps en temps. Ces « vacances solitaires », inspirées de Jésus, se font en présence de Dieu. Références bibliques : l’évangile de Jean 8.29 et le Psaume 139.
En ce mois de juillet, j'avoue aspirer à un peu de silence. Jésus m'encourage à être dans le monde, mais pas du monde. Dans ma vie, la confusion persiste entre ces deux réalités. Jésus prenait des « vacances » à l'écart pour ne pas être du monde mais pour rester totalement dans le monde. Il prenait son temps un peu à l'écart du bruit afin de pouvoir prier et rester le fils obéissant, comme il dit dans l’évangile de Jean, chapitre 8, verset 29 : « Oui, celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul, car je fais toujours ce qui lui est agréable. » Ce qu'il a découvert et dit de nombreuses fois, tout ce qu'il a reçu, tout le pouvoir qu'il avait, ne venait pas de lui, mais de son Père. Jésus connaissait le risque de dérapage dans ce domaine. Il prenait ce temps pour rester dans la pensée de son Père. Dans ces temps de « vacances », il prenait conscience de ce que tout - paroles, actions, miracles,… - appartenait au Père. Et dans ces temps-là, il était tout seul. Jésus m'incite à considérer que sans ces moments de "vacances solitaires" avec Dieu, je ne rencontrerais pas la paix et je deviendrais vite le centre de ma propre existence. Sans ces moments, je tiendrais mes actions, mes paroles, comme des biens précieux et personnels au risque d'oublier que tout me vient de Dieu. Jésus me dit que je peux considérer les hommes et les femmes de ce monde comme devant bénéficier de cet amour de Dieu et non comme des ennemis. Dans le silence, je peux écouter celui qui le premier s'est approché de moi. Dans le silence, je peux goûter la présence de celui qui me connaît depuis le sein maternel. Le Psaume 139 en parle si bien...
Psaume 139.1-14
Au *chef de chœur. Psaume de David. Eternel, tu me sondes et tu me connais. Quand je suis assis et quand je me lève, tu le sais. De loin, tu discernes tout ce que je pense. Tu sais quand je marche et quand je me couche, et tous mes chemins te sont familiers. Bien avant qu'un mot vienne sur mes lèvres, Eternel, tu sais déjà tout ce que je vais dire. Tu es devant moi et derrière moi: tu m'entoures; ta main est sur moi. Merveilleux savoir hors de ma portée, savoir trop sublime pour que je l'atteigne. Où pourrais-je aller loin de ton Esprit? Où pourrais-je fuir hors de ta présence? Si je monte au ciel tu es là, et si je descends au séjour des morts, t'y voilà! Et si j'empruntais les ailes de l'aube pour me réfugier aux confins des mers, là aussi ta main me dirigerait, ton bras droit me tiendrait. Et si je me dis: «Du moins les ténèbres m'envelopperont», alors la nuit même se change en lumière tout autour de moi. Pour toi, les ténèbres deviennent lumière et la nuit est claire comme le plein jour: lumière ou ténèbres pour toi sont pareilles. Tu m'as fait ce que je suis, et tu m'as tissé dans le ventre de ma mère. Merci d'avoir fait de moi une créature aussi merveilleuse: tu fais des merveilles, et je le reconnais bien.
Dans le silence, Jésus a reçu des directions pour lui-même, des confirmations de son ministère et un vrai appétit pour honorer Dieu son père. J'ai envie de connaître cela dans la présence du Père. Dans le silence, Jésus a découvert combien il était aimé du Père, et que vivre avec Lui valait mieux que tout. J'ai soif d'entendre le Père me dire cela aussi.
Si tu cherches le silence pendant ces vacances, Dieu se laissera découvrir par toi. En tout cas, moi je ferai tout pour connaître ces moments… A bientôt pour nous dire comment ça c'est passé..
Richard Vandenbroucque
Si vous voulez lire une méditation autour de l'intégralité du Psaume 139, cliquez ici.
Cet article a été mis en ligne le 6 juillet 2009.
|