• Wide screen resolution
  • Narrow screen resolution
  • Increase font size
  • Decrease font size
  • Default font size
Quand la résurrection de Jésus fait débat PDF Imprimer Envoyer
Qu’est-ce que la résurrection ? Voulant interroger nos représentations de cette vérité chrétienne, un ancien évêque crée un vaste débat sur le site de l’hebdomadaire Témoignage chrétien. Passionnant.

Faut-il croire à la Résurrection ? Si vous cliquez sur ce lien, vous pourrez découvrir une réponse – discutable, à notre avis - à cette question. Elle a été rédigée par un ancien évêque catholique, Jacques Noyer, sous la forme d’une chronique dans la rubrique « Ecrit intérieur » pour l’hebdomadaire Témoignage chrétien. L’intérêt de cette chronique réside moins dans son contenu que dans les très nombreux commentaires, contradictoires, qu’elle suscite et ceci d’une façon totalement inattendue. Ce débat suscite à son tour un certain intérêt sur des sites catholiques. L’évêque y est parfois dénoncé d’une façon exagérée et même choquante. Avec le calme et l’intégrité qui le caractérisent, Jacques Noyer saura certainement faire preuve de discernement quand il se penchera sur la passion que ses mots déchaînent et qui évoque notre temps et la faim de l’absolu de certains de nos contemporains.
Que penser des propos de l’évêque et de ce débat ? Une seule chose vraiment importante : Que votre propre foi en la matière n’est pas forcément la moins mauvaise. Tout le reste qu’on vous proposera ici ou ailleurs viendra peut-être en complément (ou pas), mais c’est votre propre foi – et votre doute - qui compte. Certes, afin de présenter les termes de ce débat vieux de 2000 ans, on pourrait vous proposer des versets bibliques. Lisez par exemple le chapitre 20 dans l’évangile de Jean, notamment les versets 16 à 23. Marie-Madeleine ne semble guère se poser la question s’il faut croire ou non à la résurrection. Elle rencontre le Christ, donc elle croit. L’apôtre Paul dans la première lettre aux Corinthiens chapitre 15, versets 12 à 58, fait de la résurrection de Jésus un élément essentiel de la foi. Quant à sa signification, il s’agit bien d’être « réveillé d’entre les morts ». C'est important pour nous aussi, car nous allons ressusciter.
Pour nous, la résurrection est donc une vérité indiscutable et incontournable. Mais elle mérite réflexion et, comme le suggère Jacques Noyer, il faut toujours se demander ce qu’elle signifie pour nous dans notre vie. La résurrection est à la fois un événement historique (oui, toutes les Eglises évangéliques et l'Eglise catholique le proclament), à la fois une expérience liée à notre foi. Jésus lui-même n’est pas apparu à tous ceux qui ne croyaient pas en lui (Paul assure que 500 personnes ont vu le Christ ressuscité). Or si nous disons notre foi totale, absolue, en Christ ressuscité face à un « incrédule » ou un sceptique qui n’est ouvert à aucune vérité surnaturelle, nous risquons un accueil mitigé. Ce n’est pas non plus – en tout cas pas seulement - avec des livres d’exégèse qu’on convaincrait quelqu’un de la résurrection. C’est le Christ lui-même qui convainc le croyant. Et celui-ci doit être prêt à accepter non seulement l’incertitude - ou le doute - comme l’autre face nécessaire de la foi, mais il doit surtout apprendre à avoir confiance en Quelqu’un qui le dépasse totalement. Croire à la résurrection, c’est croire que Jésus est ressuscité. Sinon la foi est vaine, comme disait l’apôtre Paul (1 Cor 15.14). Car croire en la résurrection, c’est être habité par l’Espérance chrétienne : un jour, parce que nous avons reçu la foi, nous verrons Dieu. Un jour nous verrons clair. Un jour…
En attendant, on peut seulement essayer de comprendre, mais on ne peut pas tout comprendre. Il nous semble utile de commencer par l’Ecriture et par des discussions avec des personnes mûres dans la foi. Il nous semble également utile d’utiliser nos capacités de raisonnement, notre esprit « critique », notre intelligence. Et nous devons savoir – et les hommes de l’Eglise catholique en particulier oublient très souvent de le préciser – que si « tout est possible pour celui qui croit », peu de choses sont atteignables si nous refusons systématiquement toute référence à l’Absolu.
Le texte de Jacques Noyer est un texte d’un ami. L’auteur de ce site et de ce petit article gagne sa vie à Témoignage chrétien et il connaît les qualités humaines et intellectuelles extraordinaires de l’homme de Dieu qu’est l’ancien évêque d’Amiens, collaborateur régulier de l’hebdomadaire. La violence avec laquelle certains critiquent Mgr Noyer nous choque à plus forte raison.
Or, en tant que chrétiens, nous comprenons pourquoi ce texte interpelle et déstabilise certains chrétiens. Pour quelqu’un qui a l’expérience du Christ ressuscité, il est inconcevable de relativiser cet événement. La résurrection (pour nous), c’est à la fois quelque chose de concret et tangible, à la fois quelque chose de totalement inexplicable. C’est à la fois Jésus des évangiles qui est bien là, en chair et en os, à nos côtés, en train de manger du poisson et de discuter de détails pratiques de la vie sur terre. C’est à la fois Dieu qui est insaisissable et qu’il ne nous appartient nullement de définir à notre guise (ni même négativement, comme le font trop souvent nos théologiens libéraux dans leur lutte acharnée contre tout ce qu'ils perçoivent comme des hérésies). La résurrection est une vérité sans laquelle on ne peut pas être chrétien.
Jacques Noyer a cru bon de discuter de la signification de la résurrection. Nous ne sommes pas sûrs de ce qu’il a voulu dire, ni ce qu’est la résurrection pour lui. Il ne cite pas une seule fois la Bible. Mais il a certainement voulu nous mettre en garde contre une certaine crédulité qui ne mène pas vers le Christ. Il a très certainement voulu aider les personnes à s’approcher de son Dieu. Il a dit ceci : « Croire en Jésus, c’était accueillir un nouveau visage de Dieu, un Dieu qui (…) aimait comme un Père et invitait à nous aimer les uns les autres. » Vérité que personne ne mettrait en cause. Puis, il a ajouté ces phrases : « Il est certain que tous les miracles qu’on raconte sur sa naissance et sur sa mort ont pu et peuvent encore aider beaucoup à y entrer [dans la foi, ndlr]. C’était l’ambition explicite de Jean l’évangéliste. Mais aujourd’hui, présenter ces « vérités » comme le contenu de la foi fait à certains une difficulté au lieu d’être une aide. Permettons-leur d’être croyants sans être crédules ! » La façon un peu critique dont Jacques Noyer se concentre sur l’aspect surnaturel de Jésus (« tous les miracles qu’on raconte sur sa naissance et sur sa mort »…) et l’accent mis sur la crédulité en disent long de ce que l’auteur a vraiment compris de l’Evangile et aussi des besoins de nos contemporains.
Mais nos contemporains, c'est-à-dire vous, moi, toi, avons-nous vraiment besoin de cultiver encore plus nos doutes vis-à-vis de Dieu ? La priorité des Eglises devrait-elle être d’apprendre aux chrétiens de questionner les dogmes et donc les vérités chrétiennes ? Nous ne partageons pas ce point de vue. L’esprit utilitariste, le relativisme des valeurs, le subjectivisme, la croyance absolue à l’esprit des Lumières et « l’humano-centrisme » développés dans toutes nos écoles publiques, dans la plupart des médias, dans certaines facultés de théologie ne mènent pas au salut, ni même à la clarté de la pensée. Une Eglise qui n’ose plus parler de la résurrection et qui considère que les miracles (ou signes de Dieu dont parlait l’évangéliste Jean) n’ont jamais vraiment eu lieu est une Eglise peureuse, mondaine, qui, en plus, s’éloigne de la foi chrétienne. C’est une Eglise politiquement correcte, conforme à la mode. Or bien des gens se tournent vraiment vers l’Eglise dans leur quête de sens. Ils cherchent Dieu. Ils ne cherchent pas une Eglise qui soit conforme à ce qu’ils pensent déjà.
Nous pensons qu’il est urgent d’apprendre à accueillir et à connaître le Dieu de la Bible, le Dieu vivant, et de nous entraider dans cette mission. C'est la raison d'être de ce site. Le cheminement passe en grande partie par la prière, la confiance en Dieu, l’étude de l’Ecriture. C’était vrai il y a 2000 ans. C’est toujours vrai. Et quand certains chrétiens commencent à douter de la résurrection, à lui donner une signification qui n'a plus rien à voir avec celle des évangiles, on peut prier pour eux, les écouter et les inviter à redécouvrir la Bible.
HL
Cet article a été mis en ligne le 4 mai 2010.

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Lettre de nouvelles

Recevoir du HTML?

Derniers commentaires publiés sur le site

  • Dommage que le site de Radio Réveil paroles.ch ne ... Lire la suite
  • Titre étrange... sommes nous appelés à assister au... Lire la suite
  • Au terme des nombreuses errances théologiques des ... Lire la suite
  • Quel est ce pays qui tue les personnes innocentes ... Lire la suite
  • A propos de pardon, rassurez-vous : il m'est total... Lire la suite

Quelle église choisir ? Celle que vous voulez...

creativecomchurchwomsing.jpg
Y a-t-il une église en France pour moi ?
Oui, pour consulter la liste des communautés accueillantes, cliquez ici. Lisez aussi notre article introductif.

Verset du jour

Jesus .Net