




| Le look et la foi dans Horizons évangéliques |
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L’apparence physique n’est guère un thème surexploité par les théologiens chrétiens. Pour l’été, Horizons évangéliques se penche sur notre perception du corps et donne un regard biblique.Soigner son look, soigner sa foi. C’est le titre du dossier du numéro de juillet/août de la revue Horizons évangéliques. Il pose des questions souvent refoulées dans les milieux chrétiens sur l’importance du corps et de l'apparence. Les chrétiens ont-ils peur du corps ? Pourquoi ? Est-ce mal de vouloir être beau ? Vous y trouverez des articles dont les titres résument à eux seuls un certain iconoclasme de cette édition : « L'apparence comme seule solution ? » par Jonathan Hanley, « Kill your TV ? » par Nicolas Farelly, « Et le physique du pasteur ? » par Nicolas Farelly et Jonathan Hanley ainsi que « Jusqu'où est-il légitime de modifier le corps que Dieu nous a donné ? » par Amanda Rees-Hanley. Pour les lire, une seule solution : achetez ce numéro de cette revue de référence qui a tant besoin d’être soutenu. Le corps, l'œuvre du Dieu créateur Cependant, sur le site de la revue, vous pouvez lire un article intitulé « Penser le corps, un regard biblique ». Il explique comment la Bible voit le corps. Il a été rédigé par le théologien Pierre Berthoud, professeur à la Faculté de théologie d’Aix-en-Provence. Nous retenons ce passage : « (…) Le corps ne doit pas être perçu comme une prison. Il n'est pas non plus le principe du mal. Il n'est pas " cette 'guenille' qu'on méprise et dont on voudrait se débarrasser. Le corps tire sa dignité de ce qu'il est l'œuvre du Dieu créateur. Certes, il peut être défiguré par la maladie et les aléas de la vie, sollicité en vue du péché, il peut devenir l'agent et l'instrument du mal et de l'injustice et même être dépravé et connaître la mort. Le corps demeure néanmoins bon. Le salut si chèrement acquis à la croix par Jésus-Christ lui permet de devenir le temple de l'Esprit tout en lui promettant un avenir glorieux. » Signalons aussi un article en libre consultation écrit par Etienne Lhermenault, directeur de la publication et nouveau président du CNEF. Il est consacré à la tentation (et la contagion) de la démission. Il prend ses sources dans l’expérience de ce pasteur baptiste, qui a souvent été confronté à des conflits et des divisions entre chrétiens quand il était secrétaire général de la Fédération des Eglises baptistes en France. Il constate que la démission fréquente des chrétiens à des postes de responsabilité aggrave généralement les situations. La démission peut même provoquer des effets pervers. « Sauf cas particulier, écrit Etienne Lhermenault, cet enchaînement de démissions doit plus à la réaction affective qu'à la stratégie réfléchie et informée. Dans la pratique, c'est à peu près toujours l'effet inverse à celui souhaité qui se produit. L'autoritarisme dénoncé, si c'est de cela qu'il s'agit, se trouve renforcé par la désertion des personnes lucides (ou qui croient l'être). Le pasteur ou le responsable se trouve alors entouré de gens bienveillants à son endroit, mais peu susceptibles de l'aider à progresser. » L’auteur dénonce surtout la « fermeture à la réconciliation ». Il écrit : « Ce qui est le plus grave à mon sens, c'est que ce manque de persévérance entretient l'immaturité de la communauté. De tels épisodes font croire que l'idéal chrétien reste l'accord fusionnel et ferme la porte à toute expérience de réconciliation ce qui est quand même un comble pour une communauté chrétienne : on est d'accord en tout ou presque ou on se sépare définitivement et si possible bruyamment. Cette manie de la démission fait des ravages dans nos Églises et finit presque toujours par déstabiliser, sinon blesser, profondément ceux qui restent à la barre. » Un constat tranché qu’on pourrait lire comme un appel au respect du pluralisme des opinions. Ou, plus simplement, à l’amour fraternel. Nous voilà invités à lire et lire encore la première lettre de Paul aux Corinthiens. HL Cet article a été mis en ligne le 23 juillet 2010.
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