




| Pour 2010 : Que l’Esprit nous guide |
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Chers visiteurs, que le feu de l’Esprit vienne nous raviver pour cette année 2010. Que la lumière de Dieu nous éclaire. Que nous soyons toujours dans Son amour. Voici nos « bonnes résolutions ».Quelle est votre « bonne résolution » ? Arrêter de fumer, de boire, de manger trop ? Passer plus de temps avec vos enfants ou vos parents, devenir un meilleur époux, ne pas trop stresser ? Faire du sport, apprendre l'éthiopien et éviter la télé ? A priori, en tant que « bon chrétien », vous avez sans doute décidé de donner plus d’argent à une œuvre de charité, peut-être même vous investir personnellement. Et, puis, vous allez sûrement faire attention à votre bilan carbone. L’écologie, ce n’est plus une option, c’est un devoir et une nécessité. Au cours des années, nous avons pris quelques-unes de ces résolutions-là. En général, nous ne les avons pas tenues. Nous n’avons pas été assez motivés. Nous pensons que ce genre de résolutions ne correspond pas forcément à ce que devrait être notre priorité. Une morale qui est seulement morale, qui concerne uniquement un comportement, risque vite de devenir stérile. Donc, elle meurt. C’est un peu comme les pharisiens tels qu’ils sont décrits dans le Nouveau Testament. Ils avaient bien compris et bien lu toutes les lois dans le Pentateuque. Ils étaient « parfaits » dans leurs comportements. Mais ils n’avaient rien compris à Jésus, qui, lui, allait bien au-delà de la morale, du rite, de la convention sociale et de la lettre. Ils ne pouvaient pas comprendre quelqu’un qui est venu nous libérer du péché du monde. C’était scandaleux. Et cela le demeure. Les « pharisiens » d’aujourd’hui donnent du temps à leur famille, font attention à leur santé, se cultivent intelligemment, donnent aux pauvres et respectent l’environnement. Et quand ils ne le font plus, ils se culpabilisent parce qu’ils ne sont plus dans la norme. Ils ont peur du qu’en dira-t-on. Ils veulent vivre dans la morale, mais seulement dans la morale. Et nous sommes tous un peu comme ça, y compris l’auteur de ces lignes. Nous avons honte ou nous souffrons – mais pour nous-mêmes – quand nous passons à côté d’une ou plusieurs de nos petites lois personnelles. "Priorité à Dieu" Pourtant, en tant que chrétien, nous ne devrions avoir qu’une seule priorité : chercher Dieu dans l’existence, dépendre de lui, puis vivre. Tout le reste devrait être secondaire, même la morale. Dit de cette façon, cela peut paraître rude. Ou même contraire à un autre enseignement de la Bible, qui nous explique l’importance extrême - aux yeux de Dieu – de nous préoccuper totalement de l’autre et de vivre dans ce monde, les deux pieds sur terre, en essayant de l’améliorer. Alors, très souvent, puisque nous comprenons mal ou refusons carrément d’accepter cette idée de la « priorité à Dieu », nous donnons seulement à Dieu ce qui nous arrange et en fonction de notre emploi de temps surchargé. En réalité, et c’est vrai aussi pour de nombreux chrétiens convertis, n’importe quel prétexte peut être bon pour repousser au lendemain une rencontre avec Dieu et ceci quelle que soit sa forme, par exemple à travers la rencontre d’une autre personne. Une méditation, une lecture biblique, une prière, c’est très bien, n'est-ce pas ? Mais seulement si on a d'abord fait tout le reste. Faire la vaisselle, sortir les poubelles, ranger les jouets des petits, nettoyer la cage du cochon d’Inde, regarder un épisode de Desperate Housewives (une de nos séries préférées, on avoue sans ambages) et puis, quand tout cela est fait, l’impérieuse nécessité de faire … une demi-heure de jogging. Voila ce qui est concrètement plus important, certains jours, que notre relation à Dieu. Pourquoi ? Vous savez probablement que Jésus nous a donné peu d’« ordres ». Il n’est pas venu nous « fliquer ». Il est venu pour nous sauver. Nous, qui ne sommes pas parfaits, mais des pêcheurs. Jésus nous invite essentiellement à aimer Dieu et à aimer le prochain comme nous-mêmes. C’est expliqué dans l’évangile de Matthieu 22.36-40. Ces commandements que l’on fait répéter aux enfants à satiété au caté ou à l’école du dimanche contiennent bien plus de choses que l’on pourrait penser à la première lecture. Si vous lisez tout le chapitre 15 de l’évangile de Jean, vous allez vous en rendre compte. Chaque fois que nous lisons ce chapitre nous-mêmes, un nouvel aspect auquel nous n’avions pas pensé auparavant nous interpelle. Ainsi, il nous est demandé de « demeurer » en Jésus comme lui demeure en nous (Jean 15.4). Pourquoi ? Jésus dit : « Celui qui demeure en moi, comme moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; hors de moi, en effet, vous ne pouvez rien faire. » (Lean 15.5). Puis Jésus dit ceci : « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et cela vous arrivera. » (Jean 15.7) Ce dernier verset, s’il est mal lu, a quelque chose de scandaleux. « Demandez tout ce vous voudrez… » Vraiment tout ? A part quelques charlatans, tous les chrétiens savent que Dieu n’est pas un simple distributeur de miracles que nous aurions commandés. Mais tous les chrétiens savent aussi que Dieu entend quand même les prières sincères. Les chrétiens convertis dans leur cœur savent que Dieu les accompagne tous les jours et qu’Il fait souvent des miracles. Il opère alors par la grâce. Mais comment comprendre l’idée que nos souhaits seront réalisés grâce à Dieu ? En se concentrant sur ce que Jésus dit vraiment : « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous… » Voila ce qui est central. On « demeure en Jésus » si on croit en lui, si Jésus correspond vraiment pour nous à un des nombreux titres que la Bible lui donne : sauveur, ami, Seigneur, Roi, maître, Fils de Dieu, chemin, vérité, vie… Et ses paroles, on les trouve essentiellement dans les quatre évangiles. Mais pourquoi est-ce si important de vivre ainsi par la foi si nous voulons réaliser quelque chose d’important dans notre vie, comme par exemple tenir une bonne résolution importante ? A ces questions, des théologiens et des pasteurs ont consacré des livres entiers. Il est bon d’en lire plusieurs, car les théologiens ne disent pas tous la même chose. Souvent ils se contredisent assez radicalement. Nous pensons qu’il faut prendre Jésus au mot. Vraiment. Donc tout donner à lui et puis aspirer à tout donner aux autres. A Jésus nous donnons tout ce que nous sommes, toutes nos qualités, mais aussi nos défauts. C’est aux pieds de Jésus que le chrétien est invité à déposer ses fardeaux. Car Jésus peut s’en charger. Il a enlevé le péché du monde. Il a vaincu le mal. Alors, nos soucis à nous, il s’en occupe. Il s’en occupe tellement bien qu’on devrait même pouvoir vivre sans y penser en permanence. Jésus suggère à plusieurs reprises qu’il faudrait cesser de s’inquiéter du lendemain. Il veut qu’on lui fasse confiance et il nous exhorte à vivre pleinement dans cette confiance-là. Comment est-ce possible ? Nous ne savons pas comment, mais nous savons que c’est possible. Nous avons expérimenté cette réalité plusieurs fois. En brisant la glace de l’indifférence, en allant à la rencontre d’un adversaire, en acceptant une vérité que nous ne voulions pas entendre, en arrivant à aimer ceux qui ne nous aiment pas, en demandant pardon et en pardonnant. Oui, tout cela nous a été possible grâce à Dieu. Et chaque fois c'est un miracle, une réponse à une prière, pas un simple "dépassement de soi". Comment j'ai arrêté de fumer Prenons un exemple plus banal, un peu « nombriliste », néanmoins vital pour moi et qui a l’avantage d’être parfaitement avouable. J’ai arrêté de fumer il y a quelques années un 31 décembre. C’était juste après ma conversion. Auparavant, j’avais essayé d’arrêter de fumer d’innombrables fois. Impossible. Mais cette fois-ci, j’avais prié. J’ai donné à Jésus mon besoin névrotique de fumer. Je lui ai demandé de m’aider très activement. Et comme j’étais à la fois vraiment déterminé d’arrêter, à la fois intimement convaincu de l’aide apportée par Jésus, je savais d’emblée que cette résolution serait tenue. En écrasant ma dernière cigarette, je savais que je ne fumerais plus. Et, miracle, j’ai cessé de penser au tabac. J’ai réfléchi à ces questions : « comment demeurer en Jésus ? qu’est-ce qu’il me demande de faire ? » J’ai parfois eu la certitude de certaines réponses. Dont celle-ci : notre Dieu est un Dieu de la vie. Nous devons donc cesser de nous faire mal. La consommation excessive de tabac, d’alcool et de toute forme de drogue est très exactement suicidaire. Dieu peut nous aider à nous en sortir. Je le sais parce qu’Il m’a aidé. Alors, la bonne résolution cette année en ce qui nous concerne, c'est tout sauf l'imposition d'une contrainte purement morale. Non, nous allons continuer à déposer nos fardeaux aux pieds de Jésus, confesser humblement nos défauts, chercher Dieu, y compris à travers d’autres personnes. Car c’est Sa grâce qui nous permet de vivre. Et en cherchant Dieu, nous avons beaucoup d’efforts à faire. Et c’est très stimulant. Il peut être utile de lire et de méditer ces mots de Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, chapitre 5, verset 17 : « Ainsi, celui qui est uni au Christ est une nouvelle créature ; ce qui est ancien a disparu, voici : ce qui est nouveau est déjà là. » En Jésus, tout est possible, car en lui nous sommes nés de nouveau. Henrik Lindell Cet article a été mis en ligne le 2 janvier 2010. La photo en "une" provient de flickr.com creative commons. Elle a été prise par Denis Collette.
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Commentaires
On voit la puissance de libération de Dieu agissante. C'est magnifique. L'apôtre Paul en résumant son ministère a bien montré que cette puissance de Dieu n'agit pas seulement dans les coeurs mais dans les corps par des actes visibles et miraculeux. L'addiction est psychologique et physique, les 2 sont réglés par cette puissance de Dieu.
Lettre aux Romains 15.18-19 : Car si j'ose parler, c'est seulement de ce que le Christ a accompli par mon moyen pour amener les non-Juifs à obéir à Dieu. Il l'a fait par mes paroles et mes actes. par sa puissance qui s'est manifestée dans les miracles et les prodiges, c'est-à-dire par la puissance de l'Esprit de Dieu.
Je me répète: Votre témoignage est simplement génial.
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