




| Quelle est ta relation avec Dieu ? |
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Par Marion Seurat. Quelle est ma relation avec le Seigneur ? Comment développer mon intimité avec lui ? Comment me mettre en Sa présence ? Voici quelques-unes de mes questions récurrentes.Marion Seurat est une nouvelle collaboratrice de ce site. Chrétienne née de nouveau et accompagnatrice spirituelle, cette mère de famille travaille dans le domaine de la santé. Elle explique ici comment elle développe sa relation personnelle avec le Seigneur. Sa démarche est celle d’une humble croyante qui se vivifie grâce à la Parole de Dieu. Pour Marion Seurat, cette Parole, qui se trouve dans la Bible, interroge, émerveille, surprend, interpelle et peut nous faire avancer individuellement. Si vous avez une relation personnelle avec Dieu ou si vous aspirez à entrer dans une telle relation, ce texte vous concerne. Quelle est ma relation avec le Seigneur ? Comment développer mon intimité avec lui ? Comment me mettre en Sa présence ? Voici quelques-unes de mes questions récurrentes. Parfois, je me dis « non, ça ne va pas, tu ne t'y prends pas bien, tu n'as pas une bonne relation avec le Seigneur ». J'ai alors besoin de lire des textes qui évoquent la relation que l’on peut développer avec Dieu. Quoi de mieux que la Parole pour voir comment les hommes et les femmes dans la Bible dialoguaient, fonctionnaient avec le Seigneur ? Et en même temps, nous découvrons quelle était la relation que le Seigneur entretenait en retour avec elles ou eux. Plusieurs textes me tiennent à cœur à ce sujet. Ils sont tous merveilleux de profondeur, de relation, de simplicité, d'échange avec le Seigneur ou avec un ange. Si les époques et les situations diffèrent, on y trouve le même fil conducteur. J'ai choisi trois textes que vous trouverez dans l'évangile de Jean, chapitre 20, celui de Luc, chapitre 24 et enfin le livre de Daniel, chapitre 10. Marie de Magdala devant le tombeau ouvert Vous connaissez peut-être l'histoire de Marie de Magdala qui se tient devant le tombeau du Christ après sa crucifixion. Elle croit que son Seigneur est mort. Cet épisode se trouve dans l'évangile de Jean, chapitre 20. Avec votre Bible, suivez-nous dès le premier verset. Marie va au tombeau. Elle le trouve ouvert. Elle va prévenir les disciples. Elle revient au tombeau. Elle est dehors, près du sépulcre et elle pleure (verset 11). Les anges lui demandent : « pourquoi pleures-tu ? » (verset 13) Elle répond : « Ils ont enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où ils l'ont mis. » Puis, elle se retourne, voit un « jardinier », en réalité Jésus, qui lui demande « pourquoi pleures-tu ? » (verset 15) Je me suis demandée pourquoi Jésus posait la même question que celle des anges. Non seulement Il était là quand Marie a répondu aux anges, mais en plus Il connaît très bien Marie. Si la Bible vous est familière, vous savez que Jésus a l'habitude de poser plusieurs fois la même question à certaines personnes. Il le fera par exemple avec Pierre : « Pierre, m'aimes-tu ? » Une question qu'il pose trois fois à son disciple (Evangile de Jean, chapitre 21, verset 15). Mais pourquoi ? Dans un premier temps, je me disais que Marie n'était peut-être pas allée au fond des choses. Le corps avait disparu. C'est évidemment plus que troublant. Mais peut-être l'argument était-il un peu trop « facile ». Pour moi, l'origine des pleurs était vraisemblablement plus profonde : la confrontation à la mort, la perte d'un ami cher, l'effondrement de tout espoir que pouvait représenter Jésus. Marie avait été au pied de la croix. Elle avait suivi son maître. Je pensais simplement : Jésus en « remet une couche » pour l'obliger à aller plus loin dans l'expression de ses émotions, de ses sentiments. En effet, pour nous aussi, quand on s'effondre, la raison que l’on donne aux autres, à nous-mêmes n’est pas toujours la vraie raison : la raison profonde est ailleurs et on n'en a même pas toujours conscience. En parallèle, quand Jésus a demandé à Marie dans le même temps (toujours le verset 15) « qui cherches-tu ? », moi j'y voyais aussi une interrogation adressée à nous : « qu'est-ce que tu cherches dans la vie ? quel est ton but ? après quoi cours-tu ? » Puis, dans un deuxième temps, une autre hypothèse m'est venue. Les mots des anges et ceux de Jésus sont exactement les mêmes : « Pourquoi pleures-tu ? » Mais l'intonation était peut être « pourquoi tu pleures ? » (les anges) ou « pourquoi tu pleures ? » (Jésus) La première question « pourquoi tu pleures » est celle que l'on pose à un enfant qui pleure, à un ami dans la détresse. C'est une question qui ouvre au dialogue, incite à dire, à se confier, à mettre des mots. La deuxième question « pourquoi tu pleures? » pourrait sous-entendre « puisque ». Elle introduit une explication, une argumentation. Et je me suis rendue compte que Jésus procédait souvent de cette manière-là, en deux temps : Tout d’abord, Il interroge. Il nous incite à dire avec nos mots, notre perception, notre vérité, là où on en est. Il sait que c'est important, nécessaire, indispensable, pour mettre un peu d'ordre dans la confusion qui règne dans nos émotions. Il nous invite à mettre des mots sur nos maux, pour aller plus loin dans nos processus de deuil. Et pendant ce temps-là, Il écoute, sans interrompre. Puis Il nous amène à Lui, Il nous transmet l'Espérance à partir de nos explications affectives, humaines. Il ne les nie pas. Mais Il nous invite à ne pas nous arrêter à nos pleurs, à nos craintes, à cette situation qui semble bloquée. Pourquoi pleures-tu... puisque je suis vivant ? Voilà pour moi la signification de cette répétition de mots prononcée par Jésus. Les mots sont les mêmes, mais l’Espérance apportée change tout. Qui cherches-tu ? Et pourquoi au juste chercher parmi les morts celui qui est vivant ? (Luc 24.5) C'est aussi de cette manière que Jésus a procédé avec les disciples sur la route d'Emmaüs. Avec les disciples sur la route d'Emmaüs Dans l'évangile de Luc, chapitre 24, à partir du verset 13, nous trouvons un autre épisode très connu qui a eu lieu, lui aussi, juste après la résurrection de Jésus. Les disciples parlaient de tout ce qui s'était passé : l'arrestation, la crucifixion, la mort, les femmes qui leur avaient raconté des « inepties » (verset 10) sur le tombeau vide et ces prétendues révélations de deux hommes disant que Jésus était vivant. Et Jésus s'approche : « Vous parlez de quoi ? Pourquoi êtes-vous tristes ? » « Ben, t'es pas au courant ? » « Ben non. Qu'est-ce qui se passe ? » Comme si Il n'était pas au courant... Ce qui intéresse Jésus, c'est que les hommes parlent, livrent leur cœur, leurs sentiments, leur perception, même si c'est subjectif. Et Jésus va s'appuyer là-dessus pour les enseigner. Jésus se sert du « matériel » que nous Lui apportons avec nos trippes pour travailler, pour nous amener à Lui.Quel merveilleux pédagogue ! Le thérapeute par excellence ! Le message du Seigneur est toujours le même. Mais la manière de l'expliquer, de le faire passer est adaptée à la personne qu'il a en face de Lui. C'est du « sur mesure ». La preuve : Les disciples parlent à Jésus (versets 19-21) « d'un prophète puissant en œuvres et en paroles ». Ils parlent des « sacrificateurs », des « magistrats » et ils disent : « Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël. » Et Jésus, patiemment, leur répond en passant en revue toutes les Ecritures. Cela a dû durer de longues minutes, voire des heures… Et les disciples, in fine, n'ont toujours pas compris que c'était Jésus qui parlait ! Moi non plus, je n'aurais peut être pas compris qu’il s’agissait de Lui. Le Seigneur nous appelle individuellement Autre approche, dans l'évangile de Jean, chapitre 20. Nous avons vu combien Marie était effondrée. Elle était en pleurs. Mais Marie est aussi une femme courageuse, déterminée, ayant profondément aimé Jésus. Aussi répond-elle à ce « jardinier » (verset 15) : « Si c'est toi qui l'as emporté dis-moi où tu l'as mis et je le prendrai. » La réponse de Jésus tient en un mot : « Marie. » Un seul mot…Une seconde… Pas d'explication… Pas de discours… La mise en application concrète d’Esaïe 45.4 : « Je t'ai appelé par ton nom. » Et la réponse de Marie est immédiate : « Rabbouni ! ». Maître. Un seul mot et la situation se retourne. Mais on peut imaginer combien ce nom devait être « chargé » : d'émotion et de gratitude de Jésus devant le dévouement et la détermination de Marie. Peut-être aussi d’un peu d'agacement : « mais enfin Marie, tu n'as toujours pas compris que c'était moi. » Certainement d'amour et de joie de retrouvailles. Quand Jésus appelle Marie par son nom, c’est aussi l’expression symbolique de toute la Reconnaissance d’un Père et Son Amour : « Tu as trouvé grâce à mes yeux. Je te connais par ton nom. » (Exode chapitre 33, verset 17) Je suis intimement persuadée que le Seigneur nous appelle, chacun, individuellement, par notre prénom. Puissions-nous l'entendre et que tout s'éclaire. Puissions-nous vivre de tels instants magiques de communion parfaite en présence du Seigneur, rien qu'en ouvrant nos cœurs et en entendant l'appel du Seigneur qui nous est destiné, à nous personnellement. Une telle expérience ne peut que nous pousser à l'abandon entre Ses mains et à l'adoration. Nous sommes appelés à cette intimité parfaite avec notre créateur, à cette relation toute personnalisée. Dans l'Apocalypse, chapitre 2, verset 17, nous lisons : « Je lui donnerai un caillou blanc. Sur ce caillou est écrit un nom nouveau que personne ne connaît si ce n'est celui qui le reçoit. » On voit bien que les choses ne se sont pas passées de la même manière avec les disciples et avec Marie. Ils n'ont pas apporté le même « matériel » à Jésus. Et ils ne sont pas les mêmes. Jésus n'utilise pas le même biais pour les toucher. Soyons attentifs au canal qui nous est propre, à notre sensibilité. C'est souvent ce chemin que le Seigneur empruntera pour se révéler à chacun d'entre nous. Mais pourquoi Marie et les disciples n'ont-ils pas reconnu Jésus ? Les disciples ont dit après coup : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous lorsqu'il nous parlait en chemin. » (Luc 24.32) Cela vous rappelle-t-il des choses ? Avez-vous déjà ressenti cela ? Si oui, je vous exhorte à être attentifs et à savoir écouter les frémissements de l'Esprit en nous. Et pourtant, le texte, en Luc 24.16, nous dit : « leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. » La question demeure : Pourquoi et comment n'ont-ils pas reconnu Jésus ? Ni physiquement, ni au travers des explications de Jésus. En anatomie, toute la rétine est tapissée de photorécepteurs. Toute, sauf une infime zone nommée “le point aveugle”. A cet endroit-là précis, l'image ne peut donc pas être interprétée. C'est comme si elle n'existait pas. Aucune information n'est envoyée au cerveau. Il n'y a donc rien à voir. C'est, paradoxalement, une partie de l'œil qui ne voit pas.Au niveau psychologique, nous avons aussi des zones aveugles, des choses de notre vie, de notre entourage qu'on ne voit pas, qu’on n'a pas, inconsciemment, envie de voir, souvent par protection. Je pense qu'au niveau spirituel, il en est de même : on doit aussi avoir des points aveugles au niveau spirituel. Au niveau physiologique, on corrige ce déficit normal anatomique en modifiant notre distance à l'objet. En visuel, la mise en évidence de cette zone, ainsi que sa correction, se joue au millimètre près. Au niveau spirituel, je me demandais si l'incitation du Seigneur à lui exprimer les choses, à se décharger, n'était pas aussi dans un but de modifier la distance qu'on avait avec ce problème, cette difficulté. Et de permettre ainsi de porter dessus la bonne analyse spirituelle. « Alors il leur ouvrit l'intelligence », lit-on dans Luc 24.45. Si je reprends le parallèle avec l'anatomie de l'œil, il faut savoir que le « point aveugle » est une zone non seulement incapable de voir par elle-même, mais très fragile aussi. C'est effectivement la jonction du nerf optique qui mène au cerveau. C'est donc un peu comme si cette zone très particulière représentait vraiment l'intimité profonde avec le Seigneur qui nous mène directement au Père. Et il n'y a pas de faux semblants possibles, pas de compensation. Cette intimité profonde avec le Seigneur est le passage obligé pour que « nos yeux puissent Le reconnaître » et que le Seigneur puisse « ouvrir notre intelligence ». On ne peut y voir clair qu'en passant par le Seigneur. Se mettre debout pour suivre Jésus Dans le livre de Daniel, chapitre 10, verset 11, nous lisons : « Tiens-toi debout à la place où tu es. » C'est la parole d'un ange à Daniel qui était quelques instants auparavant sans force, pâle, décomposé, frappé d'étourdissement, face contre terre. « Tiens-toi debout à la place où tu es. » C'est une invitation qui nous est lancée à chacun d'entre nous par le Seigneur. On doit être acteur là où l'on est, maintenant. Dans quelque état qu'on soit, le Seigneur nous demande de nous mettre debout, pour Le suivre et Le servir. C'est notre part à nous. Et personne d’autre que nous, ne la fera à notre place. Même si on n'y voit pas clair, si on ne comprend pas, si on ne sait pas vers où aller, si on manque d'assurance ou qu'on doute, mettons-nous debout et Il nous fortifiera. Ce texte nous invite à l’honnêteté. Disons-Lui les choses simplement comme Daniel : « Je suis rempli d'effroi, j'ai perdu toute vigueur, les forces me manquent. Je n'ai plus de souffle. » (verset 16) Voici la réponse du Seigneur à Daniel : « Ne crains pas. Que la paix soit avec toi. - Courage, courage. » Et le texte continue : « Et comme il me parlait, je repris des forces et je dis ‘Parle, mon Seigneur, car tu m'as fortifié’. » (verset 19) Superbe exemple de cette relation qui nous est proposée par le Seigneur : Se mettre debout. Oser lui dire. Ne pas attendre de se sentir fort pour se mettre debout. Et Lui, de son côté, écoute et nous fortifie, nous décharge et agit avec Puissance dans nos vies. Je vois à travers ces textes une invitation à suivre Son modèle dans nos relations. Sachons écouter profondément « l'autre », notre frère, notre voisine… et sachons le remettre dans une perspective d'espérance. Car le but de tout cela, c'est de servir le Seigneur. Que ce soit Daniel, Marie, les disciples, ils se sont levés pour aller parler au nom du Seigneur. Le Seigneur les a envoyés : « Allez partout dans le monde. Allez faites des disciples. » Marion Seurat Ce texte a été mis en ligne le 6 janvier 2010. Les photos proviennent de flickr.com, Creative commons. La première a été prise par Fergal OP (en une) et symbolise Marie de Magdala. Le tombeau vide sur la deuxième photo pourrait ressembler au tombeau trouvé au matin de Pâques par Marie. L'avant-dernière photo est de Koppdelaney. Et la dernière de Look Into My Eyes.
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Y a-t-il une église en France pour moi ?
Oui, pour consulter la liste des communautés accueillantes, cliquez ici. Lisez aussi notre article introductif.
Commentaires
Au plaisir de vous lire prochainement.
Etre debout, ici et maintenant, ne jamais laisser tomber ni se décourager c'est ce que je souhaite à tous les lecteurs de ce site et à toutes les personnes en grande difficulté.
Heureuse de vous connaitre et j'en profite pour remercier H.Lindell pour ses pages d'écritures, sans ambages, secouant notre pensée pour oublier notre égo. Merci
Jeanne Gobenceau
[Merci à vous, Jeanne/ HL]
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