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Nous avons besoin du Pain de vie PDF Imprimer Envoyer
Voici une prédication d'une future pasteure missionnaire évangélique : Anne Deba. Elle nous explique le signe de la multiplication des pains dans l’évangile de Jean (Jn 6.1-15). A méditer absolument.





Anne Deba
est actuellement en formation à l’Institut biblique à Nogent-sur-Marne près de Paris. Elle est du Tchad. Son projet est de retourner dans son pays dans le cadre d’un projet d’évangélisation. Pour le moment, elle évangélise surtout les Français. Elle est venue en France en 2006 parce qu’elle souffrait d’une grave maladie des reins. Sauvée in extremis dans un hôpital français, puis accueillie par des amis chrétiens, notamment à l’Eglise baptiste évangélique de Massy, elle a entamé un long chemin de formation à Nogent. Quand elle n’étudie pas la
théologie, elle travaille. En s’occupant de la garderie. En faisant la vaisselle. En organisant l’école du dimanche. En soutenant des gens qui souffrent. En animant des groupes bibliques (photo : Anne avec Richard Vandenbroucque, intervenant sur ce site). Anne se donne totalement pour la mission. Pour nous qui la connaissons bien, elle est une de ces lumières qui nous parlent d’un Dieu vivant et proche de nous. Cette prédication est sa première. Elle a été faite à l’Eglise évangélique baptiste à Massy le 31 janvier.

Il y a aussi "un message dans le message". Ceux qui se demandent ce que peuvent apporter à la France ces étrangers pauvres dont il est question dans l’évangile de Matthieu chapitre 25 trouveront une réponse ici. Anne ne le dirait pas ainsi, mais nous pouvons l’affirmer : elle nous aide. C’est une grâce.

 


La prédication

Quand je préparais cette prédication, je disais au Seigneur : « Mon Dieu, voilà tout ce que je redoutais dans ma vie. Prêcher dans une église et surtout en France, en français aux Français. Seigneur, tu connais mes limites, mes insuffisances. Pourquoi me fais-tu cela ? Regarde tes éminents serviteurs, qui sont là dans l'église. Utilise-les ! Ils ont tous les atouts. Ils parlent bien le français. Ils connaissent bien mieux la Bible que moi. Ils sont éloquents.
Tu vois, je ne parle pas bien le français, je n'articule pas bien les mots. Quand je parle à quelqu'un, il faut répéter plusieurs fois. J'ai un accent très tchadien. Comment ton peuple retiendra ce que tu veux lui dire ? S'il te plaît, je ne peux pas dire non, mais fais que quelqu'un me dise ‘Anne je te remplace, attends l'année prochaine’. Ainsi j'aurai le temps de me former en français et en diction pour être capable de prêcher. Sinon, je vais ennuyer ton peuple. »
Quand j'avais fini de faire cette prière le Seigneur me révèle ceci. Ecoutez-moi bien : « Anne, tu n'es pas la seule à te poser ce genre de questions, à vouloir renoncer à quelque chose parce que tu penses que tu n'as pas les moyens de les réaliser. Voilà pourquoi tu en parleras à mon peuple. Raconte cette conversation que tu viens d'avoir avec moi et tirez ensemble la leçon. Lève les yeux, mon peuple a besoin d'entendre ce message. »

Oui, c'est vrai, que de fois nous nous posons beaucoup de questions sur des situations qui nous semblent difficiles. Combien de fois nous sommes déçus devant nos équations qui n'aboutissent pas à des réponses. Si cela peut nous consoler, je vous informe que nous ne sommes pas seuls. Dans la Bible au temps de Jésus, on trouve beaucoup de personnes qui avaient le même problème que nous. Avant d'aller plus loin je vous invite à lire l'évangile de Jean, le chapitre 6, les versets 1 à 15.
Je fais la lecture de la Bible du Semeur.

Jean 6.1-15
1  Après cela, Jésus passa sur l’autre rive du lac de Galilée (appelé aussi lac de Tibériade).
2  Une foule immense le suivait, attirée par les guérisons miraculeuses dont elle avait été témoin.
3  C’est pourquoi Jésus s’en alla dans la montagne et s’assit là avec ses disciples.
4  La Pâque, la fête des Juifs était proche.
5  Jésus regarda autour de lui et vit une foule nombreuse venir à lui. Alors il demanda à Philippe : – Où pourrions–nous acheter assez de pains pour nourrir tout ce monde ?
6  Il ne lui posait cette question que pour voir ce qu’il allait répondre car, en réalité, il savait déjà ce qu’il allait faire.
7  – Rien que pour donner à chacun un petit morceau de pain, il faudrait au moins deux cents pièces d’argent, lui répondit Philippe.
8  Un autre disciple, André, frère de Simon Pierre, lui dit :
9  – Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons. Mais qu’est–ce que cela pour tant de monde ?
10  – Dites–leur à tous de s’asseoir, leur ordonna Jésus. L’herbe était abondante à cet endroit et la foule s’installa donc par terre. Il y avait là environ cinq mille hommes.
11  Jésus prit alors les pains, remercia Dieu, puis les fit distribuer à ceux qui avaient pris place sur l’herbe. Il leur donna aussi autant de poisson qu’ils en désiraient.
12  Quand ils eurent tous mangé à leur faim, Jésus dit à ses disciples : – Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit gaspillé.
13  Ils les ramassèrent donc et remplirent douze paniers avec ce qui restait des cinq pains d’orge qu’on avait mangés.
14  Lorsque tous ces gens–là virent le signe miraculeux de Jésus, ils s’écrièrent : – Pas de doute : cet homme est vraiment le Prophète qui devait venir dans le monde.
15   Mais Jésus, sachant qu’ils allaient l’enlever de force pour le proclamer roi, se retira de nouveau, tout seul, dans la montagne.


Pour beaucoup de personnes parmi nous, ce n'est pas la première fois que nous entendons un message sur ce texte connu sous le titre de la multiplication des pains. Ce texte est le seul récit d'un miracle raconté par les quatre évangiles. Jean n'a raconté que sept miracles au total et il les appelle des « signes ». S'il n'a raconté que sept miracles, on peut dire qu'il donne une grande importance à ceux-là. Le miracle dont il est question ici nous informe sur la vraie identité de Jésus. Le texte est riche en enseignements et en vérités sur Jésus, Fils de Dieu, et sur Dieu. Aujourd'hui, nous ne retenons que deux enseignements pour nous nourrir :  
-    lève les yeux et regarde autour de toi.
-    agis en comptant sur lui.


L'essence de cet enseignement est que nos contemporains ont besoin du pain de vie.

Lève les yeux et regarde autour de toi (1-6)

Jésus, après avoir prêché aux Samaritains, a opéré deux miracles de guérison : celle du fils d'un officier et celle de l'infirme de Béthesda. Ensuite Il est entré en conflit avec les juifs qui l'ont accusé d'avoir travaillé le jour du sabbat en guérissant les malades. Après tous ces périples, Jésus - l'homme est fatigué et se retire pour se reposer avec ses disciples. Mais il n'en est pas question. Une foule nombreuse a suivi Jésus à cause des guérisons miraculeuses qu'il venait d'accomplir. Pas de repos pour le fils de l'homme qui disait lui-même à un autre moment et dans un autre texte que « les renards ont des tanières mais le fils de l'homme n'a pas où poser sa tête ». La foule ne lui laisse pas le temps. Il aurait dû les renvoyer comme ses disciples le lui ont proposé dans le texte de Marc. Mais non, il a regardé autour de lui et a fait son constat. « La moisson est grande et il y a peu d'ouvriers », comme il l'a dit dans l’évangile de Luc. Il faut donc qu'il travaille encore. Cela nous rappelle sa rencontre avec les Samaritains. Dans le chapitre 4 de Jean, Jésus voyait les Samaritains venir. Il disait à ses disciples qui voulaient lui donner à manger parce qu'il avait faim : « j'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas ». Puis il ajoute plus loin : « levez les yeux et regardez les champs qui sont blancs pour la moisson ». Jésus était venu au monde pour ces personnes, ces foules. Il n'oublia pas sa mission. Jésus en levant les yeux, en tant que Dieu, a identifié tout de suite le besoin de ces personnes qui le suivaient.

Voici mon témoignage personnel. Dans mon pays, le Tchad, je travaillais avec une ONG humanitaire, la World Vision International. J'étais une des responsables du volet sécurité alimentaire. Je travaillais avec les producteurs agricoles. Mon travail consistait à aider ces personnes du point de vue technique et matériel afin qu'il y ait assez de nourriture pour tout le monde. Mais le plus souvent, nous connaissions un déficit alimentaire. J'ai dû mener des études approfondies pour identifier les besoins de la population et ensuite écrire un projet que j'ai soumis à nos bureaux de soutien. Ce travail d'identification de besoins nous coûtait beaucoup, en temps, en énergie, en argent. Nos loisirs et même notre vie de famille étaient affectés. Il fallait beaucoup de sacrifices. Il fallait développer des stratégies adaptées pour avoir des résultats fiables. Le plus souvent, je me mettais à l'écart de la famille pour réaliser ce travail. C'est exactement ce travail que Jésus a réalisé en un laps de temps très court. Jean nous en parle ici dans ces termes : “Jésus regarda autour de lui.”

Jésus regarda autour de lui et se rendit compte que ces personnes avaient besoin de nourriture. L'envie de regarder les miracles que Jésus faisait n'est qu'un besoin superficiel qui cache les besoins réels. Ainsi ce regard de Jésus n'est pas un simple regard. C'est une analyse profonde de la part du Maître.

Cette foule a faim. Elle a besoin de nourriture. Luc dit que Jésus a la compassion. Le besoin est tellement grand que Jésus a la compassion. Nous pouvons comprendre cela par le fait que Jésus a posé la question à Philippe, un de ses disciples : « où pourrions-nous acheter assez de pains pour nourrir tout ce monde ? »

Chers amis, regardons-nous autour de nous. Avons-nous déjà essayé de regarder autour de nous ? Regardons-nous cette foule dans le métro, dans nos magasins, dans nos rues, dans nos marchés, dans nos écoles, dans nos télévisions, dans nos bureaux, à nos côtés chez nous, et même dans nos églises ? Ne voyons-nous pas cette foule qui se presse avec un regard plein de questionnements sur la vie, la maladie, la faim, la paix, l'amour. Qu'identifions-nous ? Quels sont les besoins ? Arrêtons-nous un moment, un dimanche, ne serait-ce que pour identifier le besoin de celui qui est resté à côté de moi ce dimanche. Identifies-tu les besoins des copains ou copines de tes enfants, de tes parents, de tes frères, de tes soeurs, de ton professeur, de ton voisin de classe ? Identifies-tu les besoins de ton président, de ta nation, des pays voisins, des autres pays un peu plus loin ou plus près, les besoins du monde ? Avons-nous déjà posé ces diagnostics ?
Jésus te dit aujourd'hui : “regarde autour de toi. Quels sont les besoins de la foule autour de toi ? Le monde, c'est l'oeuvre de ton Père céleste.” Jésus disait dans Luc 2:49: “Pourquoi me cherchiez–vous ? Ne saviez–vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? “

Et toi chrétien, qu'attends-tu ? Si tu n'identifies pas les besoins de cette foule, le monde lui, par son chef Satan identifie les besoins de la foule et essaie tous les jours de trouver une solution et même plus. Et Satan considère qu'il n'y a pas assez de violence, de haine, de détresse, de guerre, de famine, de maladie, d'angoisse, de suicide, de stress, de dépression, de désobéissance, de cupidité, de tourment, d'égocentrisme. Il en apporte un maximum au monde. Et toi, qu'est-ce que tu identifies et quelle est ta réaction ? Lève les yeux et regarde autour de toi.
Après avoir identifié les besoins de la foule, Jésus a eu compassion d'elle et il a posé la question « où pourrions-nous acheter assez de pains pour nourrir tout ce monde ? » Cette question nous amène à notre deuxième enseignement.

Agis avec ce que tu as (7-13)

Revenons à mon projet avec World Vision. Une fois les besoins des populations identifiés, et une fois le projet écrit, je cherchais comment le réaliser. Je l'envoyais aux bureaux de soutien en Europe, en Amérique ou en Australie pour le financement. Bref, je cherchais un peu partout le moyen de réalisation. Voyons ce que la deuxième partie de notre étude nous dit.
Jésus a posé la question, mais contrairement à moi qui ne dépendais que de la volonté des bureaux de soutiens et des parrains d'enfants, Jésus, lui, savait déjà ce qu'il allait faire. Mais cette question “il l'avait posée pour voir ce que Philippe allait faire”. Regardons la réponse de Philippe, puis d'André. Il paraît que c'était la région de ces deux disciples. Donc ils connaissaient bien les difficultés qu'il y avait à trouver de la nourriture. Les villages ne sont pas trop grands non plus : environ deux à trois cent personnes, alors que cette foule est composée de 5 000 hommes sans compter les femmes et les enfants. “ Où pourrions-nous trouver les pains pour nourrir tout ce monde?  “ Jésus savait ce qu'il allait faire, mais pas Philippe et André. Leur analyse nous fait comprendre clairement que donner à manger à ces personnes est difficile, et même impossible.
Philippe, lui, faisait un calcul mental rapide et répondait “même pour donner à chacun un petit morceau de pain, il faudrait au moins deux cent pièces d'argent”. Soit environ huit mois de salaire d'un ouvrier agricole, comme le dit le commentateur Richard Philips.
Oui Philippe a raison. Jésus et ses disciples ont une petite bourse. Sa réflexion est normale. De nos jours, tout se fait avec l'argent. Si tu n'as pas l'argent, tu ne peux rien.

André vient accentuer encore les choses. “Il y a ici un garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons mais qu'est ce que cela pour tant de monde ? “ André est en train de dire, “mais ce n'est pas possible Seigneur, nous avons rien à leur donner à manger”. Autrement dit, “renvoie-les dans les villages et campagnes environnants pour s'acheter de quoi manger", comme l'aurait dit l'évangile de Marc.

Cette situation me fait penser à ma maman recevant les visiteurs de dernière minute. Chez nous en Afrique, on ne téléphone pas d'avance à quelqu'un pour lui dire qu'on arrive. Et on n'a pas d'heures fixes de visites. On peut débarquer chez un parent quand et comme on veut et cela fait toujours plaisir. Et quand on a de la visite, on doit bien accueillir et partager le repas. Et même si la personne vient après le repas, la maman de la maison doit lui trouver quelque chose à manger. Je sais que madame K dans notre Eglise se reconnaîtra dans cet épisode, car il est impossible d'aller chez elle sans manger son foufou (spécialité ivoirienne). Parfois c'est difficile pour une maman qui doit ajuster le repas, même si elle avait compté quelques personnes de plus au début. Maman, elle, quand je la voyais faire des va-et-vient, chuchoter à papa, appeler un de mes grands-frères, me faisait savoir qu'il y avait des visiteurs de dernière minute.
Et moi aussi quand je coordonnais la distribution des vivres, je recevais des plaignants de dernières minutes et je devais leur trouver une solution alors que les partenaires avaient donné en tenant compte des besoins identifiés. Prendre quelques personnes de plus amènerait à diminuer la quantité attribuée à quelqu'un. Et diminuer la quantité de quelqu'un, c'est offenser cette personne d'abord, ce qui pourrait provoquer des audits et pour finir attirer l’attention des bureaux de soutien, qui risquent de le répercuter aux parrains. Finalement, on parlera de la mauvaise gestion et on arrête le soutien au pays.

Tout cela pour vous dire simplement qu'il est impossible d'ajuster des choses au dernier moment et que c'est vraiment une grande question.
Toutefois j'ai quand même aimé la réaction d'André qui fait mention du peu qu'ils ont.  « Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons. »
N'est-il pas dans nos habitudes de raisonner de cette manière ? Au début, j'ai exprimé mon incapacité de donner cette prédication. Combien de fois n'avons-nous pas dit « je ne connais rien sur l'évangélisation, je ne peux rien apporter à quelqu'un ». Combien de fois disons-nous « ah, je ne peux rien faire pour le monde, je ne suis qu'un pauvre, qu'une femme, qu'un petit boulanger, qu'une personne limitée dans mes idées, dans mes moyens matériels, spirituels, financiers » etc...
Qu'est-ce que je peux pour Haïti ? Qu'est-ce que je peux faire pour ces Français incrédules qui rejettent Dieu ? Qu'est-ce que je peux face à cette guerre au Nigéria entre chrétiens et musulmans ? Seigneur, j'ai très peu de temps même pour moi-même. Combien de temps donner à mon fils, mon voisin, la personne âgée à coté de moi ? Ma voisine de travail est impossible à supporter. Que puis-je faire ? Je ne suis pas un psychiatre. Que puis-je faire pour ma soeur ou mon frère qui est dans la dépression ? Je ne suis pas médecin, que puis-je faire pour un malade ? Je ne suis pas un chercheur. Que puis-je faire pour combattre le sida dans le monde, le paludisme en Afrique ? Je ne suis ni un politicien ni un juriste. Que puis-je faire pour l'injustice à côté ou loin de moi ? Je ne suis pas un économiste. Que puis-je faire contre cette crise économique, ces flambées de prix des denrées, ces mauvaises répartitions des biens et des richesses du pays ? Je ne suis pas un ingénieur environnementaliste. Que puis-je faire pour le réchauffement climatique ? Comment faire pour payer mon loyer et GDF si je dois participer financièrement à telle ou telle chose à l'église ?
"Ce n'est ni par la puissance, ni par la force, mais par mon Esprit, dit le Seigneur des armées." ( Zacharie 4.6).

Jésus ordonna aux disciples : dites-leur à tous de s'asseoir. Les disciples commencent à comprendre, ils exécutaient ce que disait Jésus.
Jésus remercia Dieu pour ces cinq pains et deux poissons puis le fit distribuer par ses disciples. Au grand étonnement de tous, les cinq mille hommes sans compter les femmes et les enfants ont mangé à leur faim et il en resta encore 12 paniers.
Les disciples comptaient sur ce qu'ils avaient mais Jésus, lui leva les yeux vers son Père et le remercia. Les disciples ont regardé à leur moyens et à leur pauvreté. Jésus regarda à son père. L'auteur du livre des Psaumes disait: « ceux-ci comptaient sur leur chars, ceux-là sur leurs chevaux ; nous nous invoquons le nom de l'Eternel, notre Dieu. »
Comme Moïse qui avait devant lui la Mer rouge et derrière lui les Egyptiens qui les poursuivaient avec des chars et chevaux, il disait aux Hébreux : « Ne craignez rien, restez en place et regardez la délivrance que Dieu va vous accorder en ce jour... L'Eternel combattra pour vous et vous, gardez le silence. »  (Exode 14. 13-14)

Finalement ce n'est pas les disciples qui ont trouvé une solution, mais c'est lui – Jésus - le pain de vie en question. Les disciples ont mis à disposition de Jésus leur obéissance et leur service d'agent de distribution.
C'est ce que Jésus te demande : agir avec foi, avec confiance, en croyant que tu as déjà obtenu ce qu'il te faut pour agir, en fixant le regard sur lui. C'est Dieu qui fera le reste. Il a fait infiniment au delà de ce que tu attends.
Finalement tous reconnaissent en Jésus le grand prophète qui devait venir. Il a agi pour démontrer encore une fois au monde qu'il est venu pour lui, et qu'il l'aime. Toi, tu dois te mettre à sa disposition quels que soient tes atouts, tes limites pour que son amour soit connu de tous.

En conclusion j'aimerais vous faire part de cette réflexion. L'année dernière lors de la semaine d'évangélisation avec des collègues étudiants dans la région de Montbéliard, nous avons visité le musée de Peugeot. J'étais émerveillée devant la réussite de cette famille Peugeot. Les Peugeot étaient agriculteurs, meuniers et notables de la région dominée par le protestantisme luthérienne. Jean-Pierre Peugeot (1734-1814) fonda la société Peugeot, entreprise de teinture, tannerie et de meunerie d'huile et de céréales, avec la construction de plusieurs moulins. Les Peugeot se succédèrent à la tête de cette société et apportèrent à chaque fois de nouvelles idées. De fabrication de moulins, en passant par la fonderie d'acier et métallurgie, on est passé à l'automobile. En 2009, ils étaient la 26ème fortune de France avec 1682 millions d'euros. Au départ, les Peugeot était préoccupés par le social. Ils voulaient aider les femmes à moudre leur blé. Jean-Pierre Peugeot était loin d'imaginer que son œuvre allait avoir une telle ampleur. Le Dieu des Peugeot n'est pas différent du nôtre. Ceci n'est évidemment pas un appel de ma part pour faire de vous des millionnaires. C'est la confiance au Seigneur et l'audace de s'engager en tant que chrétien dans les affaires qui nous intéressent ici. Nous qui avons l'appui de Dieu, comment ne pas se lancer dans des activités avec le Seigneur qui nous a créés comme des co-gestionnaires du monde ?
Je ne doute pas de nos limites et de toutes les raisons que nous avançons. Mais regardons un peu à lui qui nous recommande de distribuer à manger et agissons. Nos contemporains ont besoin du Pain de vie. Nous pouvons travailler à cela de différentes manières avec le peu de choses que nous avons. Lui il fera le reste. Disciple de Jésus-Christ, toi ma soeur, mon frère, lève-toi et distribue le pain pour montrer la compassion que Dieu a pour le monde. Tu as tes propres atouts, utilise-les avec foi. Ne laisse plus tes idées dormir dans le petit coin de ton cerveau. Peut être dans la salle y a-t-il quelqu'un qui a besoin de ce Pain de vie que le monde n'offre pas. Alors n'hésite pas à t'approcher de Dieu pour ton cas personnel aussi car il connaît tes besoins.
Que Notre Seigneur Jésus, le Pain de vie nous aide à lever les yeux, à constater le besoin de nos contemporains et à agir avec foi.
Amen.

Cette prédication a été mise en ligne le 4 février 2010.
La photo en une provient d'Alpha France. La seconde et la dernière sont de Dieu-et-moi.com. Les autres proviennent de flickr.com/creative commons.

 

Commentaires  

 
0 #1 David 05-02-2010 12:54
Merci d'avoir mis cette prédication en ligne - et merci Anne pour cette exhortation où tu puises dans la Parole de Dieu et dans ton expérience personnelle, ce qui nous encourage à faire le peu que nous pouvons, mais en comptant sur Dieu qui multipliera nos efforts par sa grâce.
David
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